Travailler quatre jours par semaine… En Loire-Atlantique, Formule Carrosserie, le spécialiste de la location de véhicules et des services aux flottes, se laisse tenter avec sa trentaine de salariés.L'idée n'est certes pas à l'ordre du jour de l'exécutif, plus enclin à supprimer des jours fériés qu'à envisager une réduction du temps de travail. Mais dans le monde entrepreneurial, la semaine de quatre jours continue de faire son chemin, prouvant ses vertus à chaque nouvelle étude. La dernière en date, publiée en juillet dans la revue Nature Human Behaviour, montre que les salariés ayant expérimenté cette mesure constatent des effets bénéfiques pour leur santé.
2 x 8 : un modèle qui s'essoufflait
Illustration au sein de Formule Carrosserie en périphérie nantaise (Loire-Atlantique). Cette filiale du groupe Sepamat (marques Europcar Atlantique, Loc Eco, marguerite et Formules) spécialisée dans la location de véhicules et des services aux flottes a fait le choix de passer à la semaine de quatre jours. « Cette nouvelle organisation du travail répond à une double ambition : favoriser un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle pour les collaborateurs et renforcer l'attractivité d'une entreprise », indique cette société de 32 salariés.
Jusqu'alors, son équipe (carrossiers, peintres, débosseleurs, préparateurs) travaillait en 2 x 8, de 5 heures à 22 heures, pour remettre en état environ 70 véhicules (voitures et utilitaires) par semaine. Or, d'après Formule Carrosserie, les entretiens annuels et les enquêtes internes sur le climat social ont révélé que cette organisation ne répondait plus aux attentes des équipes. D'où la nécessité de repenser le rythme collectif.