Suppression de deux jours fériés : les politiques hurlent au scandale, les professionnels s'en accommodent
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Les professionnels du tourisme s'attendent à des effets de report sur l'année.
SARAH MEYSSONNIER
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Les professionnels du tourisme s'attendent à des effets de report sur l'année.
SARAH MEYSSONNIER
Si François Bayrou voulait regagner en popularité, ce n'est certainement pas avec cette mesure. Dans son « moment de vérité » pour redresser les finances publiques, le Premier ministre a proposé la suppression de deux jours fériés. Les réactions politiques de tout bord n'ont pas tardé à fuser sur les réseaux sociaux. Si on pouvait s'attendre à une levée de bouclier de la part des professionnels du tourisme et du voyage, la réaction est en revanche autre.
Au cours de son discours, le chef du gouvernement a exprimé son intention de mettre un œuvre un plan intitulé « En avant la production » pour faire croître la richesse nationale. Parmi les axes avancés figure la volonté que les Français travaillent davantage, notamment via cette suppression de jours de repos. Il a cité notamment le 8 mai pour tancer l'impact négatif du « mois de mai devenu un véritable gruyère, où l'on saute de ponts en viaducs de congés » sur l'activité des Français, mais aussi le lundi de Pâques. Il chiffre à 4,2 milliards d'euros l'impact potentiel annuel de ces jours travaillés supplémentaires.
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Il n'en fallait pas plus pour que Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, se fende sur X (ex-Twitter) d'un « Bayrou déclare la guerre sociale », citant en premier lieu la suppression des deux jours fériés avant des mesures telles le non-remplacement d'un fonctionnaire sur trois partant à la retraite, le déremboursement des médicaments, et les « attaques sur l'assurance chômage, sur les arrêts maladie ». L'idée a aussitôt fait bondir la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, comme l'indique l'AFP, qui a jugé que supprimer le 8 mai, « jour de la victoire contre le nazisme », serait « très grave ».