Syrie : la classe politique française mitigée par la chute de Bachar al-Assad
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Firas Makdesi
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« Un dictateur est tombé » et « c'est une bonne nouvelle », a déclaré la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, au Grand Jury RTL-M6-Le Figaro-Public Sénat. Mais « il faut absolument éviter qu'il y ait une déstabilisation plus importante encore de la région ».
L'ex-président socialiste a jugé dans un communiqué que « les premières déclarations du principal dirigeant (des rebelles) sont encourageantes », en attendant de « savoir ce que les mouvements qui ont renversé Bachar al-Assad, et dont certains étaient regardés comme des organisations terroristes, feront de leur victoire ».
« Je me réjouis à 100% de la chute du régime d'al-Assad en Syrie. Je me méfie à 100% des nouveaux maîtres du pays. J'espère à 100% que des élections libres sous contrôle international redonnent aux Syriens leur pouvoir démocratique », a également commenté sur X le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon.
L'extrême droite française brandit, elle, la menace d'un déferlement migratoire dans l'UE.
« Dans quelques mois, il est possible que nous payions les conséquences de cette prise de pouvoir des fondamentalistes islamistes par des flux migratoires importants », a commenté le président du RN Jordan Bardella, appelant l'Union européenne et ses 27 pays membres à « anticiper le risque d'un déferlement migratoire, où pourraient se glisser des terroristes islamistes ».
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Des arguments repris presque mot pour mot par son allié Eric Ciotti (UDR), qui a prédit sur le réseau social X « un chaos aux conséquences incalculables, notamment migratoires pour l'Europe ».
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Même tonalité chez Eric Zemmour (Reconquête!), qui estime que « cette nouvelle instabilité risque de laisser un nouveau califat islamique s'installer dans la région ».
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