"Travailler et produire plus" : le "pacte productif" de Macron pour "éviter au maximum les licenciements"

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À Nice, dans la soirée d'hier dimanche 14 juin, les clients d'un bistrot écoutent l'allocution télévisée du président Emmanuel Macron.
À Nice, dans la soirée d'hier dimanche 14 juin, les clients d'un bistrot écoutent l'allocution télévisée du président Emmanuel Macron. (Crédits : Reuters)
Emmanuel Macron a estimé que la "première priorité" était de "reconstruire une économie forte, écologique, souveraine et solidaire", lors de son allocution télévisée dimanche soir. Appelant à un véritable "pacte productif", le président a plaidé pour "notre indépendance technologique, numérique, industrielle et agricole" en misant sur "la recherche, la consolidation des filières, l'attractivité, voire les relocalisations" et donc par la création "de nouveaux emplois" "autour de la rénovation thermique de nos bâtiments, des transports moins polluants, du soutien aux industries vertes". Un nouveau thème a fait son apparition, "l'accélération de notre stratégie maritime, nous qui sommes la deuxième puissance océanique mondiale".

Macron: la "priorité" est de "reconstruire une économie forte, écologique, souveraine et solidaire"

Le président Emmanuel Macron a estimé que la "première priorité" était de "reconstruire une économie forte, écologique, souveraine et solidaire", lors d'une allocution télévisée dimanche soir.

"Avec l'épidémie, l'économie mondiale s'est quasi arrêtée. Notre première priorité est d'abord de reconstruire une économie forte, écologique, souveraine et solidaire", a-t-il dit.

Lire aussi : Macron accélère le déconfinement et annoncera en juillet le plan de reconstruction

Il a souligné que "près de 500 milliards d'euros" avaient été mobilisés face à la crise du coronavirus pour soutenir "les travailleurs, pour les entrepreneurs, mais aussi pour les plus précaires. C'est inédit".

"Nous avons décidé des plans massifs [d'aide, Ndlr] pour les secteurs les plus durement touchés: l'industrie automobile, l'aéronautique, le tourisme, la culture, la restauration, l'hôtellerie, et nous poursuivrons", a rappelé le chef de l'Etat.

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Des dépenses exceptionnelles qui s'ajoutent à la dette

Des dépenses justifiées par "des circonstances exceptionnelles" mais qui s'ajoutent "à notre dette déjà existante". Pour autant, a-t-il assuré, "nous ne les financerons pas en augmentant les impôts".

Emmanuel Macron a prôné un "vrai pacte productif" pour "bâtir un modèle économique durable, plus fort".

Il faudra "travailler et produire davantage pour ne pas dépendre des autres", et ce "alors même que notre pays va connaître des faillites et des plans sociaux multiples en raison de l'arrêt de l'économie mondiale", a prévenu le président de la République.

Il faudra "tout faire pour éviter au maximum les licenciements" et "préserver le plus d'emplois possible malgré les baisses d'activité", a dit M. Macron. Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire avait dit mercredi s'attendre à ce que la crise économique entraîne en France la suppression de 800.000 emplois dans les prochains mois.

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Plan de modernisation du pays et relance de la stratégie maritime

"Il nous faut créer de nouveaux emplois en investissant dans notre indépendance technologique, numérique, industrielle et agricole. Par la recherche, la consolidation des filières, l'attractivité et les relocalisations lorsque cela se justifie. Un vrai pacte productif", a plaidé Emmanuel Macron.

Estimant qu'il fallait "créer les emplois de demain par la reconstruction écologique qui réconcilie production et climat", il a plaidé pour "un plan de modernisation du pays autour de la rénovation thermique de nos bâtiments, des transports moins polluants, du soutien aux industries vertes".

Cela passera aussi "par l'accélération de notre stratégie maritime, nous qui sommes la deuxième puissance océanique mondiale", a-t-il prévenu.

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Commentaires
a écrit le 16/06/2020 à 19:07 :
finalement vous ne mettez que ce qui semble vous intéresser ....
terminé ... plus de lecture de la presse française .....
a écrit le 16/06/2020 à 15:13 :
Notre problème est que "nous" avons choisi une société du chômage: le coût du travail est tellement élevé que nous devons le subventionner, ce qui ne nous empêche pas d'avoir un nombre excessif de travailleurs potentiels sans emploi. Si l'on rajoute la faillite du transport ferroviaire, celle du système de santé, du système éducatif, de la police et de la défense etc,l'état de la France est catastrophique; d'après des enquêtes, le moral de la nation est plus bas que celui de bien des pays en guerre. Je n'espère pas l'apparition d'un homme de guerre pour nous sortir de là, mais quel homme d'Etat aura le courage de s'atteler à la tâche en sachant que seuls les livres d'histoire lui rendront justice? Nous avons sombré avec le "socialisme" alors que des pays socialistes brillent, pour le plus grand bien de leurs citoyens, en appliquant la recette du Fric.
Réponse de le 17/06/2020 à 16:49 :
Vous oubliez que beaucoup d'entreprises embauchent des salariés qu'ils payent au SMIC à vie... Si demain on me paye au SMIC et que je doive faire 1h00 aller retour de route (payer mon essence) me trouver un endroit ou manger, payer la nounou, me faire suer à me lever le matin... Pourquoi ne pas plutôt toucher le RSA, APL... Sans toutes ces dépenses que mon travail impose et en touchant les aides, je vivrais bien mieux que de bosser pour seulement un SMIC... Si on a autant de chômeurs c'est pour qu'elle raison? Ils ont pas un gros train de vie mais vivent bien mieux sans travail.
a écrit le 16/06/2020 à 11:46 :
Pour faire l'unanimité en France, ne jamais prononcer le mot travail. Si en sus on ajoute travailler plus, alors on met tous les révolutionnaires dans la rue. Je ne pige pas que nos politiques n'aient encore compris cela. Hélas pour eux car ils pourraient être si populaires en nous disant que l'on travaillerait moins tout en gagnant plus.
Réponse de le 17/06/2020 à 16:51 :
Que voulez vous leur travail et le notre ne sont pas les même... Eux dorment a l'assemblé et touchent un max pendant que nous on touche un SMIC en faisant les 3x8... Comparons ce qui l'est. Ces politiciens ne savent pas ce qu'est "travailler" !
a écrit le 16/06/2020 à 10:12 :
Il n'y a pas d'autre alternative (TINA) pour "la rente" que de nous faire travailler et produire plus!
a écrit le 16/06/2020 à 9:25 :
"Travailler et produire plus"

Pendant ce temps ,chez Derichebourg, c'est la baisse de salaires ou la porte.
a écrit le 15/06/2020 à 21:21 :
Macron ne me fait pas rêver. J'ai envie de me reconfiner.
a écrit le 15/06/2020 à 20:47 :
Et mieux ripartir les richesses
Ce serait plus simple pour faire vivre bien tout le monde ...
Ça non c est pas bien faut pas en parler
a écrit le 15/06/2020 à 20:03 :
Macron reprend le vieux credo libéral qui veut que plus un salarié est exploité, voire, surexploité, plus il est efficace et meilleur est pour tout le monde. Credo qui na jamais été démontré par la pratique.

J’attends avec une certaine impatience celui qui considèrera que le plein emploi est plus important que des journées pléthoriques avec 15% de chômage.
a écrit le 15/06/2020 à 17:46 :
Ça ne serait pas plutôt prêter plus d’argent pour gagner plus ?
La dette du chômage augmente aussi les bénéfices ?
Licenciement en masse 🙃ça sera inévitable.
Nous repartons pour plus de manifs et moins de soupe ? Et en plus pas de vaccins ?
a écrit le 15/06/2020 à 17:23 :
Oui, on a bien entendu qu'il voulait relancer la destruction de la planète. Le PIB étant une fonction affine de l'énergie dépensée et toute énergie utilisée à grande échelle (quelle qu'en soit la source) étant polluante et destructrice. Quelqu'un qui me dirait vouloir sauver un malade en le tuant serait tout aussi crédible à mes yeux.
a écrit le 15/06/2020 à 17:23 :
travailler plus pourquoi pas ex ; reprendre les cours une semaine en avance ,supprimer la premiere semaine de la toussaint . MAIS COMME DAB mr MACRON promets la lune
sans jamais parler du financement EX le rapport rene DOSIERE qui a constate des augmentations de salaire jamais vue en deux ans ministere travail 11% AFFAIRES ETRANGERES 70% Economie fiance 39% Secrétariat état aux armées 71 %
a écrit le 15/06/2020 à 16:48 :
On n'y a pas d'autre alternative (TINA) pour "la rente" que de travailler et produire plus!
a écrit le 15/06/2020 à 16:44 :
"Travailler et produire plus" quand la demande n'en peut plus faute de moyen, c'est finir par creuser sa tombe! Il est sans doute bien plus raisonnable de "revenir sur terre" en répondant a la demande réelle! Mais la rente en fait obstacle!
a écrit le 15/06/2020 à 15:49 :
Macron ferait mieux de dire "Travailler et produire plus" : le "pacte productif" de Macron pour les agents public et territoriaux pour mettre fin à la chaise longue et à l'absentéisme de complaisance.
a écrit le 15/06/2020 à 13:36 :
Travailler plus pour produire plus... et gagner plus?
Travailler plus pour produire plus quoi ? Dans quelles conditions ? Pour pouvoir reprendre l'avion, et "bénéficier" du tourisme de masse "All inclusive" ? Pour réalimenter la machine à cash, le Casino planétaire, sauver les Paradis Fiscaux ? Parce que c'est bien ce qui va se passer, après les soldes, tout va recommencer comme avant...en pire.
a écrit le 15/06/2020 à 11:51 :
Peut t'on faire du Montebourg quand on l'a combattu de l'intérieur et en étant dépendant d'un gouvernement d'inspiration filloniste ?

A chacun de juger.

Je me contente de penser que s'il reconstruit la France comme il a reconstruit la SNCF, le régime chômage, le dialogue social avec les syndicats, la concertation avec les élus locaux, on est mal barré.
a écrit le 15/06/2020 à 11:48 :
Et si vous commenciez par vous appliquer cette affirmation sur vous mêmes les gars ?

Commencez donc enfin à bosser serviteurs des marchés financiers que vous êtes et si vous arrivez à nous convaincre nous suivrons !

Déjà si au lieu d'acheter les lois que vous imposez aux français à des cabinets financiers vous les faisiez vous mêmes vous seriez plus crédibles.

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