Travailleurs étrangers : découvrez la carte des métiers en tension

Région par région, la liste énumère environ 80 métiers en manque de main-d’œuvre et doit permettre aux travailleurs étrangers de prétendre à un titre de séjour.
La Tribune

Région par région, la liste énumère environ 80 métiers en manque de main-d’œuvre et doit permettre aux travailleurs étrangers de prétendre à un titre de séjour.
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La publication tant attendue de la liste actualisée des métiers en tension vient enfin d'être réalisée, après plusieurs reports depuis février. La version précédente datait de 2021, mais depuis la loi immigration de janvier 2024, une mise à jour est obligatoire chaque année. Région par région, la liste énumère environ 80 métiers qui manquent de main-d'œuvre. Elle doit permettre aux travailleurs étrangers de prétendre à un titre de séjour. Pour l'obtenir, ils doivent justifier de douze bulletins de salaire mensuels au cours des vingt-quatre derniers mois et trois ans de résidence en France.
Cette liste « articule les exigences du marché du travail, les réalités humaines et les priorités économiques du pays, a indiqué, dans un communiqué, la ministre chargée du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet. Sa publication et son utilisation vont de pair avec la poursuite de nos efforts pour lutter contre le chômage des étrangers en France et le remplissage des postes non pourvus par une immigration de travail régulière, sélective, régulée et conforme à nos intérêts nationaux. »
Parmi ces métiers en tension, certains font la course en tête comme les « agriculteurs salariés », les « aides à domicile et aides ménagères », les « aides de cuisine », les « cuisiniers », les « employés de maison et personnels de ménage », les « maraîchers/horticulteurs salariés », ainsi que les employés de l'hôtellerie et du secteur du bâtiment.
Plus largement, la liste est censée incarner le volet social de la loi portée par l'ancien ministre de l'Intérieur; Gérald Darmanin; et applicable jusqu'à fin 2026. Elle doit permettre aux patrons en difficulté de recrutement de garder leurs employés et de ne pas se faire condamner lorsqu'elle emploie une personne en situation irrégulière (ce qui est passible de 30 000 euros d'amende et cinq ans d'emprisonnement).
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Néanmoins, des critiques émergent quant à la représentativité des réels besoins de main-d'œuvre. « On reconnaît que l'hôtellerie-restauration, premier recruteur de France est un secteur en tension. C'est une avancée, même s'il y a des choses étonnantes : à Paris seul le métier de cuisinier figure dans la liste, mais pas celui d'aide cuisinier, plongeur ou de serveur », s'est ainsi étonné Franck Trouet, délégué général du Groupement des hôtelleries et restaurations (GHR).
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(Avec AFP)