Comment Suez tire profit de métiers à plus forte valeur ajoutée
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Suez affiche un chiffre d'affaires et surtout un EBITDA 2024 en progression
GONZALO FUENTES
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Suez affiche un chiffre d'affaires et surtout un EBITDA 2024 en progression
GONZALO FUENTES
« Ma priorité en tant qu'actionnaire n'est pas la croissance du chiffre d'affaires, mais la croissance de la profitabilité ; ce métier c'est un remplacement permanent des contrats donc il faut aller chercher de la croissance, mais pas à tout prix. ». Tel est l'objectif que s'est fixé Thierry Déau, patron du fonds Meridiam (qui détient 39 % de Suez aux côtés de la Caisse des Dépôts pour 19 % et de Global Infrastructure Partners pour 39 %), et qui assure par ailleurs l'interim de la présidence depuis l'éviction de Sabrina Soussan en décembre dernier.
Un objectif atteint par l'entreprise, qui a vu son chiffre d'affaires 2024 progresser de 3,5 % à 9,2 milliards d'euros (2,8 % à taux de change et périmètre constant), et son EBITDA de 12,7 % à 1,6 milliard.
Ces résultats traduisent la capacité du numéro 2 français de l'eau et des déchets, dont les 40 000 salariés sont présents dans 40 pays, à s'adapter à un environnement et des enjeux en profonde évolution. Dans l'eau comme dans les déchets, le changement climatique et la transition écologique imposent de nouvelles exigences et une transformation des métiers traditionnels.
La nécessité croissante de mieux préserver la ressource en eau pour se prémunir du stress hydrique tire l'activité de dessalinisation, au travers de laquelle Suez opère déjà 266 usines et a remporté cinq contrats de 2024 (notamment en Arabie saoudite et à Taïwan).
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Des technologies innovantes qui permettent à Suez de figurer parmi les 50 premières entreprises en termes de dépôt de brevets auprès de l'INPI, et la première de son secteur et qui répondent aux besoins des clients industriels. Elles sont d'ailleurs sollicitées dans 80 % des nouveaux contrats. L'innovation ne se situe pas seulement au niveau de la quantité d'eau préservée, mais aussi de sa qualité et concerne notamment la lutte contre les nouvelles pollutions. Suez, qui a par ailleurs annoncé un partenariat avec le CNRS, vient ainsi d'inaugurer à Ternay, au sud de Lyon et de la Vallée de la chimie, une nouvelle technologie de filtration des PFAS. Ces nouvelles offres à valeur ajoutée permettent de compenser la baisse des volumes d'eau distribués (-1,2 % en France en 2024).
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.
