Cinquante-six ! C'est le nombre de vide-greniers comptabilisé par l'hebdomadaire Le Perche dans le territoire du même nom entre la fin mai et la fin septembre. Soit une manifestation tous les trois jours environ. Ramené à la superficie - 1 925 kilomètres carrés - de cette enclave de verdure et de vallons à deux heures de Paris, on aboutit à une moyenne d'un vide-greniers tous les 49 kilomètres carrés. À l'entrée des villages, nombreuses sont les banderoles tendues entre deux piquets annonçant l'imminence d'un prochain rendez-vous pour les chineurs. À Tourouvre-au-Perche, mon village, nous en avons deux, celui de juin et celui de septembre. Ils sont comme des parenthèses de part et d'autre de l'été. Mais c'est au cœur du mois d'août que se concentrent la plupart de ces grands déballages où, sur des tréteaux (comptez entre 1 et 4 euros la location du mètre linéaire selon la renommée de l'événement), s'exhibent, débarrassés de leur poussière, des objets candidats à une nouvelle vie chez de nouveaux propriétaires.