Assurance-chômage : une réforme floue pour 46% des Français

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(Crédits : Reuters)
8 Français sur 10 sont favorables à la possibilité de démissionner en touchant des indemnités de l'assurance-chômage selon le dernier baromètre BVA réalisé pour La Tribune. En revanche, ils sont moins de la moitié à connaître les détails de la réforme controversée du gouvernement.

C'est un résultat en demi-teinte pour le gouvernement. Selon le dernier baromètre BVA réalisé pour La Tribune, une majorité de Français approuve les principales mesures de la réforme de l'assurance-chômage mais seulement 46% savent de quoi il s'agit précisément. Le premier novembre dernier, les premiers décrets relatifs à ce vaste chantier sont entrés en vigueur seulement quelques mois après sa présentation par le chef du gouvernement, Edouard Philippe, au début de l'été.

En février dernier, les partenaires sociaux n'avaient pas réussi à se mettre d'accord lors des négociations paritaires sur la question de l'encadrement des contrats courts notamment. Après cet échec, l'Etat en a profité pour reprendre la main et entamé une profonde transformation du système paritaire très critiquée par les syndicats. Si l'application de ces règles ne devrait concerner que les nouveaux entrants, le nombre de demandeurs d'emploi potentiellement touché par ce big-bang est estimé à 1,3 million selon l'Unédic. À partir du premier avril prochain, une seconde batterie de mesures devrait entrer en application avec notamment la modification des règles de calcul des indemnités.

> Lire aussi : Assurance-chômage : le gouvernement s'apprête à appliquer sa réforme explosive

La démission approuvée par une forte majorité

Sans surprise, 86% des Français interrogés approuvent la possibilité pour les travailleurs indépendants de toucher des allocations-chômage en cas de liquidation ou de redressement judiciaire. De même, 81% des des répondants sont favorables à la possibilité pour les démissionnaires de toucher des indemnités de l'assurance-chômage. Parmi les autres mesures testées par l'institut de sondage, la dégressivité des allocations pour les cadres touchant plus de 4.500 euros brut est également soutenue par une large part des personnes interrogées (75%).

En revanche, les résultats relatifs au durcissement des conditions pour pouvoir toucher les indemnités sont plus contrastés sur le plan politique. Ainsi, 62% des Français questionnés affirment être en faveur de cette mesure. Ils sont 79% à La République en marche, 77% chez les Républicains et 72% au Rassemblement national. Chez les sympathisants de la France insoumise (32%) et ceux d'Europe Ecologie les Verts (44%), les réponses sont moins positives. Enfin, les sympathisants du Parti socialiste sont partagés (51%) sur l'allongement de la durée de cotisations pour ouvrir des droits. Il faut dorénavant travailler six mois sur les 24 derniers mois contre quatre mois sur les 28 derniers auparavant.

Les Français divisés sur l'impact économique de la réforme

Pour justifier cette réforme, le gouvernement a à de multiples reprises expliqué qu'il voulait inciter le retour des chômeurs au travail. "Quand le marché est dynamique, il faut retourner à l'emploi", a récemment répété la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, sur l'antenne de France Inter. Interrogés sur cette question qui divise également les économistes, les Français se montrent sceptiques. Ainsi, 53% pensent que cette réforme ne favorisera pas le retour à l'emploi des personnes au chômage.

À inverse, 47% affirment que ce dispositif spécifique devrait encourager les chômeurs à retrouver un travail. Là encore, il existe des disparités politiques très marquées. Chez les proches de la France insoumise, ils ne sont que 26% à penser que ce durcissement favorisera le retour à l'emploi contre 74% à la République en marche, 62% chez les Républicains et 49% au Rassemblement national.

La question du déficit de l'Unédic a également été avancée par l'exécutif pour mettre en oeuvre cette transformation. Et là encore, ce sujet est loin d'être consensuel chez les répondants. Ainsi, 55% pensent que le projet porté par le gouvernement va permettre de baisser le déficit tandis que 45% pensent l'inverse. Enfin, 66% indiquent que la réforme va pénaliser les chômeurs les plus précaires. Ils sont respectivement 84% à défendre cette position chez la France insoumise et chez les Verts. Dans le parti majoritaire, cette proportion atteint 43%. C'est le ratio le plus bas parmi les couleurs politiques testées.

Les Français encore sévères avec la politique économique du gouvernement

Encore près de deux tiers des Français (65%) interrogés pensent que la politique économique du gouvernement est mauvaise au mois d'octobre. C'est trois points de moins qu'en septembre mais cette proportion demeure à un niveau supérieur à 55% depuis janvier 2018. À l'inverse, la part des personnes favorables aux réformes économiques d'Emmanuel Macron est passée de 32% à 35% sur la même période. "Les résultats de ce mois-ci traduisent une certaine décrispation des opinions sur le sujet et sur le long terme, les opinions positives progressent (+11 points depuis décembre 2018'" nuancent les auteurs de l'enquête d'opinion.

Malgré cette légère embellie, les clivages politique demeurent très prononcés. 89% des sympathisants de la France insoumise et ceux du Rassemblement national sont critiques à l'égard de la politique du gouvernement. Ils sont 71% à Europe-Ecologie-les-Verts et 68% au Parti socialiste à exprimer un jugement négatif sur ce sujet. Chez les Républicains, les répondants sont plus partagés. 53% affirment que la politique économique de l'exécutif est néfaste. À la République en Marche, la proportion de soutiens atteint des records (90%). Ce résultat souligne que le Président de la République bénéficie d'un socle électoral encore solide après deux ans et demi à l'Elysée.

 (*) Méthode : enquête réalisée auprès d'un échantillon de Français interrogés par Internet du 5 au 6 novembre 2019. Echantillon de 1 002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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Commentaires
a écrit le 11/11/2019 à 8:01 :
Un commentaire sur un forum doit être concis pour être lu; donc, pour résumer les saisonniers et les cadres vont payer pour les intermittents du spectacle car ces derniers sont défendus de manière honteuse par le Cancer Généralisé du Travail.

Les gouvernements passent le régime des intermittents reste ....
A quoi bon voter tous les 5 ans ?
a écrit le 09/11/2019 à 23:32 :
Effet d annonce, une honte... Exemple, pour un entrepreneur avec une liquidation judiciaire, pour avoir une indemnité, il faudra au minimum avoir déclaré 10 000 euros chacune des 2 dernières années et que les ressources du foyer n excèdent pas un RSA... Vous en connaissez vous, les français réjouis de cette réforme ??
a écrit le 09/11/2019 à 20:53 :
Comment flinguer son propre article en deux phrases.

"8 Français sur 10 sont favorables...... ils sont moins de la moitié à connaître les détails de la réforme ".

Autant commenter les avis des hommes sur les produits ménagers, cela sera aussi solide et beaucoup plus fun.
a écrit le 09/11/2019 à 9:57 :
Cette réforme du chômage vient confirmer que la Macronie LaREM Modem et le gouvernement Philippe sont de réels industriels de la création massive de pauvreté et de misère humaine ;
a écrit le 09/11/2019 à 9:00 :
Une fois de plus L’État s'ingère dans les affaires intérieures du secteur privé ! Alors que cela ne le regarde pas ! Ce n'est pas à lui de décider du régime de l'assurance chômage, mais aux partenaires sociaux : Medef et syndicats. Et ceci est d'autant plus insupportable qu'il ne s'occupe pas du seul secteur qui est sous sa responsabilité directe : le secteur public... En effet, quid du régime ultra privilégié du secteur public ? A quand l'abrogation du statut de la fonction publique ? A quand la suppression de la garantie de l'emploi à vie ? A quand par solidarité des cotisations chômage pour les fonctionnaires pour financer l'assurance chômage du privé, sachant qu'eux sont protégés à 100% ?
a écrit le 09/11/2019 à 7:58 :
On ne peut pas exonérer les salaires de charges sociales, salariales et patronales sans que les branches concernées chômage et sécu soient en déficit pour éviter une aggravation des déficits de ces branches une seule solution baisser les allocations chômage mais également retraite et remboursement médical avec à la clé pour la médecine un hôpital plus malade que les patients. La méthode du gouvernement n’ a rien d’innovante elle copie sur ce qu’on fait de nombreux pays Allemagne, R.U ….
La prime au travail est un leurre car elle n’est pas due par exemple à une meilleure productivité ou a un regain de croissance par le marché mais par la baisse des charges. Ceux qui en profitent aujourd’hui, tant mieux , le paieront très rapidement sans croissance fondée sur le marché toute croissance salariale est vouée à de futures taxes ce qui est déjà le cas tous les jours. Plus grave malgré les actions type CICE, remplacée par une baisses pérennes des charges le cout du travail baisse guère dans notre pays en fait le politique par son jeu des vases communicants n’a pas trouvé le moyen de baisser la charge du fonctionnement de l’état. Même si la valeur est faible la croissance des dépenses de fonctionnement de l’Elysée prouvent que le macronisme n’est pas plus vertueux que l’ont été les autres bras cassés qui gouvernent ce pays depuis des décennies. Le en même temps est criant dans la gestion de notre pays avec dans ce en même temps les défauts de la gauche ajoutés à ceux de la droite le en même temps devient de plus en plus couteux malgré des discours pompeux du redressement de la France qui se fait sur un venin plus pernicieux la dette. Devant l’impossibilité de LREM comme les prédécesseurs de se conformer au 3 points de déficit. Le Président a choisi Economist pour expliquer que les engagements ne seront pas tenus pendant sa présidence malgré comme l’ont fait ses prédécesseurs quelques tours de passe passe avec les chiffres pour faire illusion.
a écrit le 09/11/2019 à 7:52 :
Pour y ajouter du sens!

C’est par courrier que, ce jeudi, les allocataires des APL ont été notifiés de la réforme du calcul de leurs prestations.

Pour ce qui concerne les APL les aides des allocataires. En réalité, environ 1,2 millions d’allocataires devrait voir leurs aides baisser, et 600 000 personnes pourraient voir leurs aides tout bonnement supprimées.

Donc la rue pour celui qui est au chômage et bénéficiaire de la prestation.

Le double effet social. Et au vue du nombre de gens que les réformes touchent, je pense la qu'il faut donc mettre la résultante en responsabilité avec ceux qui décident!!!!!

car je pense que nous avons une combinaison au fait des évènements sociaux qui montre la dangerosité pour les citoyens d'avoir de tels politiques.

Il sera temps de démontrer encore une fois, que la politique produite par macron est l'exclusion en masse des citoyens dans la rue ou la précarité.

ce qui pour le 5 décembre, selon moi multiplie les facteurs de radicalisation !!

Des gens se sont immolé devant pôle emploi il y a quelques années, a présent je pense surtout qu'ils deviennent de plus en plus conscients des responsables de leurs malheurs......

Et cela encore une fois pour permettre a peu de multiplier des gains extraordinaires!

Alors il ne sera temps d'en vouloir au marché, qu'a celui, ceux ou celles qui ont cautionné ces choix !
Réponse de le 09/11/2019 à 10:59 :
@Gonzague Macron ne fait que suivre la politique de Bruxelles, point.. Et c' est cette politique qui en "grécisant" la France, taille et démembre, il n' y aura pas de solution sans Frexit..

Cette politique à venir était pourtant largement anticipée mais la presse dérangée a porté le focus ailleurs en pratiquant l' évitement
"UN DES CANDIDATS avait PRÉDIT les réformes de MACRON pendant LA PRESIDENTIELLE"
comme tant d' autres vous ne l' avez pas lu, su, cru ? Tout y était et la suite aussi..
a écrit le 08/11/2019 à 20:50 :
Quant à Bruxelles qui réclame la baisse des aides aux chômeurs à ..mots couverts dans ses GOPE annuelles, pas un mot sur les 100 milliards de fraudes et exil fiscaux annuels français rendus possibles par l' article 63 du TFUE -traité de fonctionnement de l' union européenne- ?
Alors on ..REFORME OU PAS ..?
Réponse de le 09/11/2019 à 19:20 :
Les fraudes fiscales les évadés et autres n'ont pas besoins de Bruxelles pour prospérer. Votre commentaire n'est pas au niveau. pour avoir connu bien des pays la fraude est une jeu mondial et non une affaire de Bruxelles ou autres. Ce n'est pas avec vos idées que la France sera demain un pays avec une économie prospère.
a écrit le 08/11/2019 à 19:59 :
Il est vrai que si vous n'avez pas vécu le chômage et le contrat Uber vous ne pouvez pas comprendre...

J'ai vécu cette situation dans la période qui précède Uber (2009-2012). Ca éxistait déjà avant.

A l'époque je cumulais les CDD à temps partiel.

Prof de musique, je cumulais les CDD de 0.5h par semaine et par élèves. Payés 20 euros brut de l'heure (cool en apparence).

Bien évidement la variabilité et l'idéalisme (la musique est un métier et ça s'apprend) des élèves faisait que je n'ai atteind le SMIC qu'un mois en 3 ans... Puis est arrivé M.Holland (pour qui j'ai voté), qui a supprimé ce type de contrat mais créer l'auto-entreprenariat sur-mesure pour Uber... ...

Je me suis enfin motivé à m'inscrire au chômage (en plus du RSA) pour pouvoir survivre à la suppression de mon activité.

Résultat, mon RSA devenant RSA activité, j'ai perdu 89 euros de RSA et gagné 90 de Chômage avec près de 120 fiche de paye présenté.

Oui, j'ai touché 1 euro par mois de chômage et me suis retrouvé sans emploi.

Le schéma "d'auto-entreprenariat" qui est présenté est une vaste arnaque.

Ne quittez pas votre travaille si vous en avez un! Vous ne servirez qu'à faire baisser la demande salarial et donc la richesse des pauvres qui sont salariés.
Réponse de le 08/11/2019 à 21:09 :
Dans la musique comme je le suis, alors oui effectivement, une vaste fumisterie puisque pour cela, le dit projet est quelque chose d'abstrait, alors une fois que l'on va demander du rendement.

Je sais par ailleurs par un contact que ceux qui font les bilans de compétences se sont retrouvés avec une baisse drastique de la prestation.

Au début, consulting et tout le bidule, linkedin bref la totale !!!

Le seul projet qui vous reste est de partir a l'étranger, ou naviguer dans le vide et vieux, c'est la poubelle....

Tout cela est orchestré comme dans un jeu genre le monopoly.

Pour terminer par l'auto entreprenariat précaire ou vous mettez votre oseille, ce qui vous reste après une longue dégradation de situation.

De la pure violence, dans une société qui a mon avis ne comprend pas les temps a venir.

Et comme les dirigeants sont impotent pour avoir la vision et l'investissement, on peut dire avec beaucoup de certitude, que lorsqu'un pays n'a pas de projet ou de paradigme, comment peut t'il donc affirmer que l'individu puisse donc le trouver.

Oui, mais en cela, il faut arrêter de construire un tiers outils qui remplace l'humain, individualise et culpabilise celui qui peut le toucher.

Ma force est dans la communication du réel, donc j'ai aussi une idée de tout les côtés des petites choses qui en disent long sur ce qui se passe.

Et comme alors ont refuse comme je peux connaître une femme qui a été jusqu'en dernière année de formation de vétérinaire, et qui n'a pas eu le diplôme a la fin, bon sachant que ces métiers sont une question qui peut permettre d'inscrire le diplôme parce que certitude dans le temps.

4 ou 5 ans plus tard, il faut des vétérinaires.....

De plus polyglotte, j'ai pu m'inscrire dans cinq pays différents pour voir et franchement c'est sordide ce qui se passe ici......

Même en passant par certains pays, ayant même des recommandations, disons que dès que cela arrive ici, bizarrement cela se passait plus.....

Quand a passer des tests, qui ou je n'avais jamais de résultats, sauf une fois dans une université avec un nom plus que symbolique pour me voir dire que la question était le savoir être.

Donc du fait que nous ayons une formalisation de la fonction rh a partir d'écoles, lorsque l'on parle de la transversalité, c'est comme la musique, vous n'apprenez pas a être multi instrumentiste par magie.

Et tout est le vide de la pensée économique réelle actuelle.

Ayant été a la croisée des chemins des technos les plus importantes des vingt dernières années, finalement le statut cadre m'a permit de comprendre qu'il ne faut pas l'être si tu n'as pas le profil.

La transversalité, l'efficience, la discrimination, la divergence bref tout ces anathèmes me faisait avoir de la violence gratuite pour rien.

En fait j'étais rassuré par le fait de postuler a l'étranger ! La condition familiale ne me permettait pas de vivre ailleurs.

Du coup a force de voir la différence de traitement, j'ai eu a prendre mon parti pour finalement savoir et comprendre que tout cela est un jeu de rôle.

J'ai eu a participer a des gros développement, mais tu es le seul a assumer des enjeux qui le plus souvent dépassent.

Ce qui m'a fait comprendre que le risque ici, est une question de classe, race.

La différence de ce qui m'était proposé, étant tellement différent que j'ai compris que ma différence était un problème. Y compris pour parfois finaliser des choses possibles parce que justement le système statutaire a pris plus de place que la question des transversalités.

C'est ainsi qu'effectivement, celui qui ne bouge pas, donc reproduit, socialement y compris est toujours a l'oeuvre.

Innover, je le fais dans la musique, mais la aussi les logiques qui s'inscrivent sont de mêmes nature.

Vous pouvez quitter votre emploi a partir du principe ou psychiquement vous le pouvez, si vous appartenez a "l'élite", mais pour les autres c'est la damnation dans un système de stagnation.

Du coup, vous imaginez la stigmatisation en plus va apporter du ROY dans la situation? Alors ayez conscience de tout cela pour faire un choix.
Réponse de le 09/11/2019 à 6:43 :
Perso, j'ai opté pour un CDI bien doux et soyeux mais dont la perspective à long terme, qui est de devenir chef, ne m'intéresse pas le moins du monde.

La verticalité des entreprises est contre productive pour le coup.

Pour la musique, désormais je la considère comme gratuite. Je forme mon groupe gratuitement, je fait des concerts gratuit, je pille les droits d'auteurs comme tout le monde étant donné qu'il ne profitent qu'aux amis de l'élite parisienne. Bref vous avez raison, les choses changent par le bas et s'horizontalisent par la gratuité.

Peut-être que arrêter de bosser et manger gratuitement aux resto du coeur pourrait être le modèle durable que la société à besoin. Renoncer à ce monde qui marche sur la tête et ne plus avoir les moyens de consommer de manière volontaire.

Le futur, c'est punk à chien. Ou on devrais l'appeler le no-futur?

Cherche berger allemand contre bon soin.
a écrit le 08/11/2019 à 19:20 :
Comment demander à des gens qui enfoncent les pauvres de réformer l'économie pour la rendre compatible avec la planète?

Ils tuent des pauvres, peut-on leurs demander de sauver les abeilles?
Réponse de le 08/11/2019 à 22:56 :
Oui et c'est tout le problème. La mystification qui se produit actuellement va amener de fait a constater le vide de ceux qui ont les clefs.

C'est de plus en plus le cas, du coup je suis confiant, car soit il comprend qu'il est la pour l'ensemble des citoyens, soit le pouvoir politique va pousser les gens a l'extrême du fait de se sentir tomber.

Personnifier les pratiques comme ceci, va y contribuer! Les paroles de la ministre du travail sont a un tel niveau que pour moi cela devient grave.

Et surtout si le ministre de l"emploi est drh, sans que cela sera tout aussi sordide dans le silence convenu du pouvoir.

Mais ce silence ne durera qu'un temps!
a écrit le 08/11/2019 à 17:35 :
Comme d'Hab, les personnels qui travaillent sous contrats saisonniers (restauration, marine, agriculture, etc.) et qui font vivre nombre de secteurs disent Merci..On préfère casser de l'humain plutôt que le marché car c'est le système.
a écrit le 08/11/2019 à 16:57 :
Ça va juste permettre aux développeurs de se mettre a leur compte en cas de démission ,
quoi ?
Vous croyez que cette réforme de démission «  est pour tout le monde « ?
Faut , pas rêver...

Le gars qui fait un burn out n’est pas concerné , c’est pour les profils «  qui en veulent «  et qui ont de l’énergie à re-vendre ...

La timbale est dans l’arrière train du «  lion «  même plus dans la «  gueule «  ....😊

Au suivant , encore une réforme qui ne concerne pas 85% des français et françaises ...
Réponse de le 08/11/2019 à 20:38 :
Oui effectivement, je pense surtout l'éligibilité sera a la tête du client!

Et au vue de mon expérience sur ce type de commission, disons que ok, effectivement il n'y a aucun doute!
a écrit le 08/11/2019 à 15:45 :
"81% des répondants sont favorables à la possibilité pour les démissionnaires de toucher des indemnités de l'assurance-chômage".

Et ,ils connaissaient les condition nos "répondants" ?

La loi avenir professionnel (article 49) prévoit ainsi l'ouverture de l'indemnisation aux salariés démissionnaires, mais sous certaines conditions. Pour toucher les allocations, ces salariés doivent naturellement être aptes au travail et rechercher un emploi. Mais ils doivent aussi et surtout avoir un projet de reconversion professionnelle nécessitant le suivi d'une formation ou un projet de création ou de reprise d'une entreprise. Ce projet doit être suffisamment étayé et concret : son caractère réel et sérieux doit être attesté par la commission paritaire interprofessionnelle régionale (nouvel organe créé dans chaque région). Le demandeur d'emploi doit accomplir les démarches nécessaires pour mener à bien son projet, sous le contrôle de Pôle emploi.
Dernière condition : le salarié doit avoir travaillé dans la même entreprise pendant les 5 dernières années.
Réponse de le 08/11/2019 à 17:11 :
Vous avez bien expliquer les contraintes qui vont limiter "drastiquement" les velléités de démission dans ces conditions. Ils préfèreront se faire virer "à l'ancienne".
Réponse de le 08/11/2019 à 20:47 :
Gonzague le chomeur peut vous certifier, que cela va servir des cabinets d'outplacement, et ou la même reproduction sociale s'échangera des faveurs.....

Pole emploi en fait il existe que sur le net ! alors les pseudos annonces envoyées, vous n'avez aucune responsabilité en ce qui se passe, l'objet de cabinets dont la nécessité est de traité les "cas".

Comme il n'y a pas d'emploi, psychologiquement il va y avoir du dégât.

Disons que les classes populaires, les vieux, les noirs et les arabes (qui sont une expression du réel, serons sans doute la marchandise de cette argent.

Comme il y a deux fois plus d'encadrants que nécessaire, je vois déjà la situation. Projet professionnel et tout le bidule, la totale!!!!!!!

Psychiquement, je pense que les dégâts seront pour certains irréversibles.

De plus constatant que les cadres au chômage, sont comme des enfants choyés mais pour autant dans une forme de la virtualité de situation avec administrativement des visites de temps a autres.

Bref beaucoup de moyen surtout pour la fonction rh ou assimilés qui aurons du taff.......

Et sachant ce qu'est la ministre, disons que waouhhhhhhh !!!!

Ne me dite pas que je pense ce que vous devez aussi penser derrière votre ordinateur.

Prenez vous au jeu, Gonzague le chomeur a son doctorat en chômage.

La technique et le savoir m'a permit de décoder le fonctionnement, l'impact et le sens de tout cela !
a écrit le 08/11/2019 à 12:28 :
GOPÉ du 23 mai 2018 ou feuille de route de Bruxelles s' adressant à Macron :
"il importe de mener à son terme l'ambitieux programme de réformes actuellement en cours, qui comprend notamment la réforme récemment adoptée du droit du travail, la refonte prévue de l'assurance chômage".

Le plan de la "réforme" de l'assurance chômage qui concerne le montant de l'indemnisation (divisé alors par 4, pour reprendre l'exemple extrême donné par Pénicaud) ne prendra effet qu'à partir du 1er avril (et non du 1er novembre). Donc en fait la vidéo Les 5 actus 39 de l' UPR était bien exhaustive concernant ce qui arriverait le 1er novembre car la crise humanitaire est programmée pour commencer progressivement dans 5 mois.

GOPÉ2015-16-17 :
"Recommandation" de la Commission européenne depuis mai 2015, la France a trainé la patte pour exécuter celle-là mais, sans Frexit, il faut bien y passer. C'est sympa ce petit délai supplémentaire de 5 mois : ça laisse aux Les Restos du Coeur le temps d' adapter leur organisation.

Merci qui ? Merci l' UE, merci Macron l' européiste.
Il n' y aura pas de solution sans Frexit..
a écrit le 08/11/2019 à 11:39 :
Assurance-chômage : "mais seulement 46% savent de quoi il s'agit précisément"

Quand c'est flou, y a un loup !!!

46 % des 80 % qui sont d'accord avec cette réforme, ca fait in finé une minorité de 36 % qui sont d'accord !!!

a supposer que ceux qui déclarent connaître connaissent, ce qui est plus qu'incertain !!! tant de margoulin ne comprennent que le binaire mais ne voient pas la vache au milieu du couloir !!!
a écrit le 08/11/2019 à 11:22 :
Si Macron cède et remet aux calendes grecque le changement de statut des régimes spéciaux, il peut dire adieu et pour de nombreuses années à sa réforme des retraites.
a écrit le 08/11/2019 à 10:36 :
C'est toujours des sondages "au doigt mouillé" qui cherche a convaincre les plus niais! Pourquoi ne nous propose t on pas des pétitions pour voir la réalité des choses?
a écrit le 08/11/2019 à 10:17 :
"8 Français sur 10 sont favorables à la possibilité de démissionner en touchant des indemnités de l'assurance-chômage "

Si l'étude a pour objectif de demander aux gens, disons que qui peut être contre !!!

Mais il s'agit bien la d'une manipulation grossière et que je trouve sans étique, sans réalité.

Finalement, cela permet a ceux qui doutaient encore de ce que les instituts de sondages manipulent l'information, nous en avons un exemple bien visible.....

"En revanche, ils ne sont que 46% à connaître les détails de la réforme controversée du gouvernement. "

La se trouve l'effet de com. L'étude, peut on savoir qui l'a commandé? car a ce niveau de manipulation de la réalité, comme hier soir ou je constatais que ce sont donc les instituts de sondages, ou leurs représentants qui font a présent l'analyse politique en même temps que l'étude.

Du coup nous pouvons donc dire PROPAGANDE!

wikipédia: Propagande

"La propagande est un concept désignant un ensemble de techniques de persuasion, mis en œuvre pour propager avec tous les moyens disponibles, une idée, une opinion, une idéologie ou une doctrine et stimuler l'adoption de comportements au sein d'un public-cible"

Les médias télévisuels sont a ce niveau qu'il n'y a plus qu'une seul information dictée par des idéologue...

wikipédia

"Personne qui prétend interpréter la réalité en fonction d'idées, de théories préconçues."

Et pendant ce temps on convoque des journalistes a la police pour intimider ceux ci face aux révélations de celui qui fait la réforme!!!

Et je ne vous parle pas du parti frère (le modem) dont ces dirigeants sont entendus par la police.

Ce qui veut aussi dire beaucoup !!!
Réponse de le 08/11/2019 à 12:39 :
En effet les sondages servent à préparer une action du gouvernement et les questions toujours orientés dans le sens qui va bien....accessoirement c’est un bizness très juteux
Réponse de le 08/11/2019 à 15:38 :
Octobre 2019 :

Edouard Philippe et ses ministres vont pouvoir laisser libre cours à leur goût des sondages. Le 6 août dernier, la réponse du Premier ministre à une question écrite du député socialiste Régis Juanico révélait que Matignon avait commandé pas moins de 159 enquêtes d’opinion auprès de divers instituts, entre le 15 mai 2017 - jour de la prise de fonction d'Edouard Philippe - et la fin de l’année 2018. A priori, le chef du gouvernement devrait avoir les moyens de poursuivre à ce rythme, durant l'acte II du quinquennat. Et pour cause : comme l’a écrit La Lettre A, le Service d’information du gouvernement (SIG) - rattaché à Matignon, il est chargé d’orchestrer la communication de l’exécutif - vient d'attribuer une enveloppe globale de 13,9 millions d'euros à six instituts de sondage, heureux lauréats de l'appel d'offres "Prestations d'enquêtes et d'analyses d'opinion" du gouvernement. Précision importante, il s'agit d'un montant estimatif maximum, qui pourrait être revu à la baisse si le volume des commandes est plus faible que prévu.

Les six instituts sélectionnés couvriront, pour trois ans, les besoins en sondages de Matignon, ainsi que des seize ministères du gouvernement. Cinq entités publiques sont également concernées par la commande d'enquêtes d'opinion : la Direction interministérielle de la transformation publique, la Direction de l’administration pénitentiaire, la Délégation à la sécurité routière, l’Agence du service civique et le Défenseur des droits.Dans le détail de l'appel d'offres, Ipsos a remporté 3 des 10 lots disponibles, ce qui assure à cet institut une manne potentielle de 4,2 millions d’euros. De son côté, l’Ifop a hérité du lot principal - les enquêtes téléphoniques - et pourrait s’adjuger 4 millions d’euros. Le reste des lots est notamment réparti entre BVA (1,8 M) et le duo OpinionWay (1,3 M) - Harris Interactive (1,2 M), qui, à eux deux, trustent le marché des enquêtes d’opinion sur internet.
a écrit le 08/11/2019 à 9:01 :
"Une majorité de Français approuve la réforme de l'assurance-chômage"

"8 Français sur 10 sont favorables à la possibilité de démissionner en touchant des indemnités de l'assurance-chômage"

La vache ! Ça va vous ne vous êtes pas fait une déchirure musculaire avec un tel grand écart ? :-)
a écrit le 08/11/2019 à 5:28 :
8/10 sont satisfaits. Mais ne savent rien ou si peu des modalites.
Des veaux meuglants contents d'aller a l'abattoir.

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