Vers la fin du pass sanitaire dans certains territoires français ?
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Emmanuel Macron évoque la fin du pass sanitaire dans certains territoires.
GONZALO FUENTES
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Emmanuel Macron évoque la fin du pass sanitaire dans certains territoires.
GONZALO FUENTES
Le retour à la vie normale pourrait arriver plus vite que prévu. C'est en tous cas la tonalité du message qu'a délivré Emmanuel Macron lors de sa visite ce jeudi 16 septembre aux Rencontres de l'Union des entreprises de proximité (U2P). Sans esquisser d'échéancier précis, Emmanuel Macron a toutefois laissé entrevoir un abandon -peut-être d'ici trois semaines- du pass sanitaire dans les régions où le variant Delta ne circule quasiment plus.
Après un été marqué par la propagation de ce variant du coronavirus, nettement plus contagieux et résistant aux vaccins que ses prédécesseurs, la France, qui pouvait s'attendre à une flambée des contaminations à la rentrée, semble aujourd'hui sur la bonne voie, avec une accalmie des cas de covid. Depuis la mi-août, les contaminations reculent et, plus important encore, les hospitalisations en soins critiques, qui avaient progressé tout en restant limitées, se mettent à leur tour à décliner.
Tôt dans la journée de jeudi, le Ministre de la Santé a pourtant affiché une certaine prudence, affirmant qu'il est encore prématuré de lever les restrictions. « Nous ne sommes pas encore dans une situation qui permet de réduire les mesures de contrôle de l'épidémie car ce serait un peu trop tôt », a assuré Olivier Véran, tout en admettant que la situation épidémique s'était « considérablement améliorée » et qu'un certain nombre de contraintes pourraient être allégées « si cette dynamique se poursuivait ».
S'il n'a pas souhaité contredire son Ministre de la Santé, Emmanuel Macron a toutefois fait montre d'un optimisme notable lors de sa prise de parole à l'occasion de la présentation d'un plan pour les indépendants, aux Rencontres de l'Union des entreprises de proximité (U2P). Il a fait savoir qu'il réfléchissait à relâcher les restrictions, à commencer par l'application du pass sanitaire.
La France est l'un des pays européens les plus avancés en matière de vaccination anti-covid, même si elle ralentit depuis quelques semaines. L'objectif de 50 millions de primo-vaccinés -initialement fixé pour fin août- semble enfin à portée de main pour cette fin de semaine. Et l'entrée en vigueur, hier, de l'obligation vaccinale pour les professionnels de santé, a boosté les chiffres puisque seuls 3.000 des 2,5 millions de soignants concernés ont refusé la vaccination -et de facto été suspendus-, tandis que tous les autres s'y sont résolus. Ces chiffres ont en outre apaisé les craintes du gouvernement qui redoutait de voir son système de santé perturbé par des suspensions massives de soignants réfractaires au vaccin.
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De plus, la rentrée des classes n'a pas été marquée par un rebond des contaminations et des fermetures massives pour cause de clusters. Lundi, le Ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, avait ainsi indiqué qu' « un peu plus de 3.000 classes » étaient fermées en France, ce qui représente moins de 0,5% des 540.000 classes que compte le pays.
Au regard des chiffres de vaccination très encourageants -68% des Français ont un schéma vaccinal complet et 73% sont primo-vaccinés (selon les données de CovidTracker)-, l'Etat, et en premier lieu Emmanuel Macron, commence à agiter la promesse d'un relâchement des restrictions, et en particulier la plus emblématique des derniers mois, le pass sanitaire. « Si je peux demain arrêter le pass sanitaire, je suis le plus heureux des hommes », a ainsi insisté le chef de l'Etat.
Si aucun nouvel échéancier n'a été fixé et que le pass sanitaire est toujours censé prendre fin le 15 novembre, comme annoncé fin août par le gouvernement, des mesures à géométrie variable pourraient être prises selon les taux d'incidence des différents territoires. Emmanuel Macron s'est ainsi dit prêt à lever le pass sanitaire « là où le nouveau coronavirus ne circule quasiment plus » mais a toutefois fait savoir que cet allègement du pass sanitaire ne pourra pas avoir lieu lors des deux à trois prochaines semaines. « Est-ce qu'on pourra se passer dans 15 jours trois semaines du pass sanitaire ? Non. Parce qu'il y a des territoires qui en auront encore besoin. Est-ce que le pass sanitaire est utile dans plusieurs territoires ? Oui », a souligné Emmanuel Macron.
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Une manière détournée de faire comprendre que le pass sanitaire ne pourra certes pas être levé partout, mais pourra à fortiori l'être assez prochainement dans certaines régions ou du moins certains départements.
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