Vers une hausse de l’impôt sur le revenu
Nicolas Prissette, avec Bruno Jeudy et Ludovic Vigogne
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Le déficit public pourrait passer à 6 % du PIB dès cette année.
LTD/Eric Beracassat/Hans Lucas
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Le déficit public pourrait passer à 6 % du PIB dès cette année.
LTD/Eric Beracassat/Hans Lucas
Avant même d'avoir des ministres à Bercy, Michel Barnier a planché sur les mesures qui pourraient être inscrites dans le périlleux projet de loi de finances pour 2025. Hausses d'impôts, coupes dans les dépenses... L'équation de la rigueur s'impose au Premier ministre dans un exercice de plus en plus contraint : le déficit public pourrait plonger à 6 % du PIB dès cette année de manière inattendue, selon Les Échos. Bruxelles attend de la France un plan de redressement qui permette de revenir sous la barre de 3 % tandis que la croissance économique vacille, privant l'État de recettes nouvelles.
Michel Barnier l'a évoqué devant Gérald Darmanin : des hausses d'impôts sont envisagées. L'idée continue de faire débat au sein de LR et le RN a promis de voter une motion de censure si l'exécutif se risquait dans cette voie. Mais elle est sur la table. Concrètement, le barème de l'impôt sur le revenu serait gelé, selon un proche du dossier. Cette mesure représente un gain de 4 milliards d'euros, prélevé sur les classes moyennes et supérieures, lorsque l'inflation est à 2 %.
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D'ordinaire, ce barème est revalorisé chaque année du niveau de la hausse des prix : cela évite que les augmentations automatiques, les hausses du smic ou des retraites ne partent directement dans les caisses de l'État. Le gel consiste à laisser inchangés, d'une année sur l'autre, les bornes de chaque tranche. Certains ménages qui ont obtenu une hausse de revenus passent alors, d'un trait, au taux supérieur. Et des foyers non imposables deviennent imposés. Certes le taux n'augmente pas, ce qui laisse croire à une stabilité fiscale. Mais le résultat est bien négatif pour les contribuables.
Nicolas Prissette, avec Bruno Jeudy et Ludovic Vigogne