Vote de confiance : les économistes ne croient pas à la crise financière

Maxime Heuze
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François Bayrou craint un risque de « surendettement » de la France.
Reuters

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François Bayrou craint un risque de « surendettement » de la France.
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La France court-elle à la catastrophe ? C'est la question que se posent nombre d'observateurs après l'annonce par François Bayrou d'organiser un vote de confiance de son gouvernement le 8 septembre, en amont des discussions autour du budget 2026. Si le gouvernement tombe - un scénario très envisagé - le nouveau projet de loi de finances ne comportera pas les 44 milliards d'euros d'économies promises par le gouvernement.
Car, dans un tel cas, faute de temps pour former un nouveau gouvernement, le budget 2026 devra passer par une « loi spéciale ». Celle-ci permet uniquement de continuer à prélever les impôts et de reconduire les crédits prévus par la précédente loi de finances.
Mais avec un déficit public ayant culminé à 5,8% de son produit intérieur brut en 2024, une année blanche serait dramatique selon le gouvernement. « Si le gouvernement est renversé, cela éloigne les perspectives d'un budget de 2026 qui permettrait de réduire le déficit et de le faire passer de 4,6% en 2026 à 2,8% en 2029 », explique à La Tribune Eric Dor, directeur des études économiques à l'IESEG School of Management.
En cas de non-exécution de ce plan, François Bayrou craint un risque de « surendettement » de la France quand le ministre de l'Économie affirme carrément que le pays pourrait devoir faire appel au Fonds monétaire international pour survivre. « Je ne peux pas vous affirmer que le risque d'une intervention de l'institution internationale n'existe pas », a affirmé Eric Lombard sur France Inter, ce mardi. Le recul des ambitions budgétaires françaises pourrait en effet fragiliser la confiance des prêteurs de la France (assureurs, fonds de pension et d'investissement, etc) dans sa capacité à rembourser ses créances. « Un jour, ils pourraient ne plus vouloir nous prêter ou à des taux très hauts comme ce qu'a connu la Grèce en 2009 », reconnaît Eric Dor.
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Un scénario du pire, qui n'est encore que très peu probable selon les économistes interrogés. « Non, il n'y aura pas de crise si le budget n'est pas voté », arguait l'économiste de l'OFCE Éric Heyer dans le dernier numéro de La Tribune Dimanche, en donnant pour exemple la dernière dissolution qui n'avait pas engendré de banqueroute de l'État.
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