Vous connaissiez la RTT ! Voici le TTR…
Lysiane J. Baudu
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« Les collaborateurs ont fait part de leur volonté de prendre, pour des voyages en Europe ou en France dans des zones difficiles d'accès, le train plutôt que l'avion, afin de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre dans leur vie personnelle,
explique-t-il.Nous avons trouvé l'idée intéressante, d'autant que nous encourageons la responsabilité environnementale et l'impact positif, que nous nous appliquons aussi à nous-mêmes en tant qu'entreprise, et nous avons réfléchi ensemble aux modalités possibles de mise en œuvre »
. Le mode de fonctionnement de l'entreprise étant très collectif, les solutions satisfaisantes pour tous ont vite émergé. Sachant qu'un passager en avion émet 20 fois plus de CO2 par kilomètre qu'un passager en train mais qu'un temps de trajet en train est plus long qu'en avion, l'idée a été de compenser ceux qui choisissent le rail plutôt que les airs en jours de congé supplémentaires. Avec une demi-journée de congé en plus par trajet en train, le tout pouvant équivaloir à un total de deux jours de congés payés supplémentaires par an. Pendant ce voyage en train, le collaborateur pourra travailler si cela lui est possible, pour répondre à quelques e-mails, lire une étude ou réfléchir à un sujet de fond. Ensuite, il profitera de son séjour à impact carbone limité... De même, le dialogue social dans l'entreprise a permis de définir quels trajets seraient éligibles à ce système. Il a été décidé collectivement que ce seraient les trajets de plus de six heures, comme un Paris-Nice, par exemple. Et, bien sûr, direction et salariés se sont mis d'accord sur les modalités de demande de ces congés supplémentaires, sur la base d'un justificatif.« Nous savions que le dispositif serait utilisé puisque la demande émanait des salariés, mais il fallait viser juste, pour que cela soit efficace et pas trop lourd à porter pour l'entreprise »,
poursuit le directeur général d'Ubiq. Le coût a ainsi été estimé à 600 ou 700 euros par salarié par an. Le système, en place depuis janvier 2023 seulement, a déjà été utilisé par quelques-uns des 30 collaborateurs, pour un Paris-Vienne, notamment. Et un groupe de salariés a le projet d'aller passer un week-end à Milan ou à Barcelone.« Cela commence à prendre »
, se félicite le dirigeant. D'ailleurs, le matin même, il a eu une nouvelle demande, pour aller à Rodez, pas si facile que cela à rallier en train.Lysiane J. Baudu