Un "Monsieur financement" pour la LGV Montpellier-Perpignan
Anthony Rey
Anthony Rey
Le dernier comité de pilotage de la Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP), associant l'État, RFF, le Conseil régional et l'ensemble des autres collectivités finançant le projet, s'est conclu sur la nécessité de nommer un "Monsieur financement" pour, selon la terminologie soulignée par le préfet de région Pierre de Bousquet, "optimiser" cet aspect crucial du dossier.
Le lendemain, jeudi 23 octobre, la Cour des comptes publiait un rapport très attendu remettant en cause la rentabilité du réseau TGV actuel, et préconisant de concentrer en priorité les moyens financiers sur l'entretien du réseau existant. Selon le document, le financement de nombreux projets de LGV déjà lancés n'est pas assuré.
La procédure suivie actuellement vise, dans un premier temps, à faire co-financer par l'Europe une partie (maximum théorique : 40 %) des études préparatoires.
Le plan de financement devra être "construit le plus rapidement possible", selon Pierre de Bousquet, en fonction du tracé choisi. Le comité de pilotage a étudié un tracé qui, par endroits, s'écarte de celui défini antérieurement.
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Le tracé sera ensuite soumis à concertation au travers de cinq réunions prévues dans quatre département, puis d'une autre série de concertations publiques, en 2015. Un comité de pilotage de décision sur la LNMP doit intervenir au plus tard le 17 juin 2015.
Le coût global du chantier, qui pourrait commencer "en 2020" selon Damien Alary, est estimé à 6,5 Mds €.
Anthony Rey
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