LNMP : le Sommet des villes pour la Grande vitesse veut accélérer la procédure

Passage le 10 novembre 2008 d'un TGV sur la ligne Perpignan Narbonne touchée par des actes de sabotage
© 2009 AFP

Passage le 10 novembre 2008 d'un TGV sur la ligne Perpignan Narbonne touchée par des actes de sabotage
© 2009 AFP
Mardi 13 octobre, Montpellier Méditerranée Métropole accueillait au Corum, le 8e Sommet des villes et agglomérations pour la Grande vitesse et l'interconnexion ferroviaire du couloir méditerranéen. Ce comité rassemble douze villes, agglomérations ou métropoles espagnoles et françaises : Barcelone, Béziers, Carcassonne, Figueras, Gérone, Lleida, Montpellier, Narbonne, Nîmes, Perpignan, Tarragona et Toulouse.
Au programme de ce 8e Sommet : le soutien du projet de la Ligne Nouvelle Montpellier Perpignan (LNMP), chaînon manquant du corridor méditerranéen, et la question de son complexe financement.
La LNMP s'inscrit dans le prolongement du Contournement ferroviaire Nîmes Montpellier (CNM), une ligne à grande vitesse mixte voyageur et fret. La Commission Européenne a retenu le corridor méditerranéen comme une des lignes prioritaires voyageurs et fret du Réseau transeuropéen de transport.
Le tour de table des élus et représentants des Villes et Agglomérations a confirmé un accord général sur l'urgence de ce projet structurant, « incontournable pour la cohésion des villes méditerranéennes », et sur la nécessaire mobilisation des États membres du comité afin de pouvoir engager les phases administratives et opérationnelles dès 2016.
Le maire de Béziers, Robert Ménard profitait pourtant de la tribune qui lui était donné pour distiller du pessimisme.
Il assurait néanmoins soutenir le projet, « sous réserves d'aménagements locaux ».
Une demande également relayée par Didier Mouly, le maire de Narbonne.
Le représentant du maire de Figueras rappelait également les problèmes rencontrés par la société franco-espagnole TP Ferro, concessionnaire de la ligne à grande vitesse entre Perpignan et Figueras (44,5 km dont 8,3 km de tunnel creusé à travers les Pyrénées), mise en difficulté depuis 2013 par une lourde dette, et placée en redressement judiciaire en juillet dernier par le tribunal de commerce de Gérone. À l'origine de ses problèmes : un budget de construction qui a explosé et un raccordement à la LGV avec cinq ans de retard.
La veille, le président de la Région Languedoc-Roussillon, Damien Alary, avait fait savoir par communiqué son mécontentement de ne pas avoir été invité à ce 8e Sommet.
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Il ajoute : « J'ai obtenu, début 2015, l'accélération des études de la Ligne Nouvelle Montpellier Perpignan, ainsi qu'une augmentation des parts de financement européens. Le tracé sera arrêté par l'État en fin d'année. La mise en service doit être programmée pour 2020 ».
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