La gare de Manduel électrise les États généraux du rail à Nîmes
Thomas Tedesco
Thomas Tedesco
Les échanges furent vifs et (presque) toujours courtois. Près de 200 personnes ont pris part, au soir du lundi 25 avril, aux États généraux du rail organisé à Nîmes (30) par la Région LRMP. Dans le hall du Lycée Dhuoda, élus, militants associatifs ou simples contribuables ont pu donner leur avis ou simplement écouter les réflexions des uns et des autres sur ce travail de réflexion entamé sur l'ensemble du territoire régional.
Parmi les sujets abordés, la gare TGV de Manduel (30) a monopolisé une partie des débats et la plus large partie de l'audience présente y est opposée.
Ramenant un peu de pondération sur ce débat clivant, Jean Denat (conseiller régional PS, et ancien président du Conseil départemental du Gard) a posé : "Il faut que l'on connaisse le niveau d'engagement des collectivités sur le financement de cet équipement et leurs capacités à éventuellement revenir dessus. En outre, quelle sera l'influence de la gare de la Mogère à Montpellier sur le trafic vers Nîmes Centre, en l'absence de gare à Manduel ?"
Au sujet des TER, plusieurs élus ont plaidé pour un maintien et un développement des lignes existantes. Ainsi, Bernard Clément (maire de Domessargues) a rappelé : "Il faut sauvegarder ce qui existe. Dans la Vaunage (au nord-ouest de Nîmes, NDLR) la ligne a été fermée et aujourd'hui ce sont 25 000 voitures qui circulent là où jadis passaient des trains."
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Les réflexions émises lors des différentes réunions organisées en région et partagées sur le site internet www.regionlrmp/rail seront remises au Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) qui rendra ses propositions le 30 juin 2016 au plus tard.
Thomas Tedesco
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