La zone portuaire veut devenir une véritable plate-forme multimodale, reliée à la voie ferrée Paris-Port-Bou. Avec ces travaux, la présidente de Région affirme pouvoir doubler l'activité du port, qui peut désormais accueillir et décharger des bateaux de taille supérieure (de 225 m de long contre 145 m). Mais elle entend aussi utiliser cette nouvelle surface pour le développement des nouvelles activités liées à l'éolien.
La principale activité du port est l'exportation de céréales, particulièrement celles produites en Lauragais : les meilleures années, elles représentent 2,5 tonnes par an. L'infrastructure portuaire accueille aussi les importations d'hydrocarbures.
L'entrepôt pétrolier, en joint venture Total-Dyneff, est également un trafic majeur sur le port. Si la plaisance reste marginale, 100 anneaux supplémentaires ont été mis en place depuis 2012.
Propriété de la Région depuis dix ans, le port de commerce fait l'objet d'une délégation de service public avec la CCI de l'Aude, la convention a d'ailleurs été renouvelée à l'occasion de la visite de Carole Delga.
La plate-forme nord du port s'étend sur 20 ha , elle vient d'être achevée après 18 mois de travaux pour 23 M€. Après cette première phase d'aménagement du parc logistique, elle a vocation à accueillir des activités industrielles.
La réhabilitation du quai Est se chiffre à 11,9 M€, pour 7 000m2 de terre-plein. Objectif : sécuriser un ouvrage vieillissant et apporter de la nouveauté avec un portique de déchargement.
À lire également
La réalisation de deux fermes pilotes d'éoliennes offshores fera l'objet d'une enquête publique dès janvier 2018. Le lancement des travaux est prévu à l'automne, avant une première livraison en 2020.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Les deuxième et troisième phases s'étaleront de 2021 à 2024. "C'est un partenariat industriel, local et avec l'Etat", indique la présidente de région.
Les sociétés Eolmed (Quadran) et EFGL portent les projets. Une soixantaine d'éoliennes seront assemblées sur le port. Installées au large, elles pourront produire de l'électricité.
Cette activité représente un potentiel de plus d'un millier d'emplois sur le bassin de Port-la-Nouvelle.
Éolien en mer : l’impact sur la biodiversité de mieux en mieux documenté
Occitanie–Maroc : « Nos rapports relèvent du long terme et ne sont pas mus par l'opportunisme »
Résilience : comment les entreprises se protègent face aux aléas climatiques
Après les violents incendies de l'été, Carole Delga veut un « plan Marshall » pour l’Aude