Les acteurs portuaires planchent sur un "GIE de projets"
Anthony Rey
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Denis Robin (à gauche), aux côtés de Didier Codorniou (Parlement de la Mer), et d'André Lubrano (Cépralmar)
Anthony REY
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Denis Robin (à gauche), aux côtés de Didier Codorniou (Parlement de la Mer), et d'André Lubrano (Cépralmar)
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Après l'annonce faite en 2018 par l'État d'un plan visant à fusionner la gouvernance de plusieurs ports au sein d'un groupement d'intérêt économique (GIE) unique dans trois zones, dont une en Méditerranée, Denis Robin, secrétaire général de la mer auprès du Premier ministre, est venu rencontrer les acteurs portuaires d'Occitanie, réunis à Sète (34), pour dissiper les inquiétudes générées par ce projet. Le Conseil régional est en effet propriétaire des ports de Sète, Port-la-Nouvelle et Port-Vendres, par opposition aux grands ports maritimes, qui sont des établissements publics de l'État.
Denis Robin a rappelé que si l'État a bien opté pour la fusion entre les trois grands ports maritimes de la zone "Vallée de la Seine" (Le Havre, Rouen, Paris), une autre modalité sera choisie pour les ports décentralisés, comme ceux d'Occitanie. La sémantique s'en ressent : il ne serait plus question d'un GIE unique, mais d'un "GIE de projets", pour des coopérations ponctuelles, sur un périmètre restant à définir.
De fait, une incertitude industrielle pèse aujourd'hui sur le port de Sète. En avril 2018, le gouvernement a donné l'autorisation à Total de produire 300 000 tonnes de diester par an sur sa bio-raffinerie de La Mède (13), à partir d'huile de palmes. Cette décision fragilise le groupe Avril, premier producteur européen de biodiesel à partir de colza et de tournesol, et notamment son usine Saipol, installée sur le port de Sète.
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Non seulement Saipol représente 20 % de l'activité du port sétois (chiffre d'affaires global 2018 : 20,3 M€, en hausse de 8 %), mais les incertitudes autour de l'usine remettent en cause l'un des gros investissements de l'établissement public régional Port de Sète Sud de France : deux nouvelles grues sensées renforcer ce type d'activité industrielle. La dépense s'inscrit dans un plan d'investissement de 200 M€ en cinq ans porté par la Région Occitanie.
Anthony Rey