Fin 2024, le MHSC, club de foot montpelliérain, n’évoluera plus à la Mosson, un terrain géré par la Métropole, mais à Pérols, près du Parc des expositions, sur une pelouse appartenant à des entreprises régionales réunies par la famille Nicollin. Un investissement privé d’envergure.C'est un transfert record pour le MHSC, club de foot montpelliérain. Sa valeur oscille entre 150 et 180 millions d'euros, de l'aveu du président Laurent Nicollin. Un montant trois fois supérieur au budget annuel du club, qui occupe actuellement la première moitié de tableau en Ligue 1. Un transfert record donc, qui ne concerne pas un joueur, actif ô combien volatile, mais un stade. Du dur, du solide...
Dans quatre saisons, fin 2024, alors que le MHSC fêtera ses 50 ans, le club champion de France en 2012 quittera donc le Stade de la Mosson, géré par la Métropole, devenu obsolète et trop souvent victime d'inondations.
Le futur stade devait initialement être érigé sur le nouveau quartier Cambacérès. Mais Michaël Delafosse, le nouveau maire de Montpellier et président de la Métropole, et Laurent Nicollin viennent d'annoncer le changement de site : c'est finalement à Pérols, à côté de Montpellier et tout près du Parc des expositions, que l'enceinte du MHSC coulera ses fondations, en lieu et place de l'ancien projet commercial Ode à la Mer, enterré par l'ancien président de la Métropole Philippe Saurel à l'aube du second tour des élections municipales de 2020.
4.000 à 5.000 emplois
L'espace comprendra notamment un musée du sport abritant la collection de Louis Nicollin, fondateur du club. Aujourd'hui installé dans la propriété familiale le Mas Saint Gabriel, à Marsillargues (34), et non ouvert au public, ce musée comprend un nombre faramineux de maillots de football, de basket, de rugby, des tenues olympiques, des chaussures, de gants de boxe... Autant de reliques ayant appartenu aux plus grands champions.
Un programme immobilier comprenant un hôtel, une crèche, un pôle médical et des restaurants devrait également jouxter le stade afin de permettre au site de vivre toute l'année.
« On a estimé que c'est un projet qui va générer entre 4.000 et 5.000 emplois, entre les travaux et les aménagements autour. Il n'y aura pas de commerces pour ne pas faire concurrence à Carrefour et au centre-ville",a dévoilé Laurent Nicollin sur France Bleu Hérault.