«Le port de Sète ambitionne de faire passer sa part modale ferroviaire de 15% aujourd'hui, à plus de 25% en 2025, soit entre 30.000 et 40.000 remorques par an qui transiteront par le fret ferroviaire au lieu d'être sur les routes», lance Olivier Carmes, le directeur général du port de Sète le 24 mars, depuis la nouvelle plateforme ferroviaire de 6 ha, livrée en octobre 2021 (9,4 millions d'euros).
Alors que le trafic ferroviaire de marchandises redémarre depuis le port de Sète, il confirme les ambitions de l'infrastructure portuaire d'accélérer sur le multimodal en développant le ferroviaire et le fluvial.
Depuis le début du mois de mars, un nouvel opérateur, l'Allemand CargoBeamer associé à l'opérateur ferroviaire Europorte, opère une nouvelle ligne ferroviaire entre Sète et Cologne, à raison de deux trains par semaine. Il développera prochainement de nouvelles lignes à destination de Kaldenkirchen (Pays- Bas).
La ligne ferroviaire Sète-Cologne sera-t-elle durable ? « On ne sait pas, mais elle est en place pour au moins six mois », répond le directeur du port.
C'est le chargeur turk Ekol qui assure le remplissage de 100% des 19 wagons (38 unités), avec des pièces détachées pour le secteur automobile, de l'électroménager ou du textile, à destination du Royaume Uni et de l'Allemagne. Depuis 2019, souhaitant se reconcentrer sur son métier de transporteur routier, Ekol a transféré son activité de transport maritime à l'armateur danois DFDS, qui a regroupé à Sète ses activités du port de Sète et du port de Toulon, soit 80.000 remorques et conteneurs qui transitent par l'infrastructure sétoise chaque année, avec l'objectif d'utiliser le ferroviaire pour les différents chargeurs que sont Ekol mais aussi Mars, Arès, Vip ou Sunlog.
« Jusqu'à présent, DFDS, quiopère une liaison maritime entre les ports de Yalova en Turquie et Sète, faisait trois escales par semaine et devait passer à quatre en mai 2022 mais finalement, il a ajouté cette 4e escale maritime dès février 2022 et on est passé de 80.000 à 100.000 unités par an,précise Olivier Carmes.Avec la nouvelle plateforme, l'objectif est de dépasser les 10.000 unités qui repartent par le ferroviaire pour atteindre notre objectif des 40.000 en 2025. »