Les projets d’infrastructures routières sont rarement de longs fleuves tranquilles… A Montpellier, la bataille fait rage de longue date autour du projet de contournement ouest de Montpellier (COM). Une nouvelle analyse des Shifters vient rebattre les cartes des chiffres en termes d’émissions carbone.Le contournement ouest de Montpellier (COM) est un enjeu majeur dans le plan de déplacements urbains de la métropole de Montpellier. Le projet est dans les cartons depuis de longues années (les premières réflexions sont intervenues en 1994) : il s'agit d'adapter une voirie existante pour en faire une 2x2 voies de 6,2 km de long reliant les autoroutes A750 et A709 entre les communes de Juvignac et Saint-Jean-de-Védas, et ainsi désengorger la métropole languedocienne, qui a fortement grossie et reste dépourvue de périphérique. Alors qu'il a les feux verts administratifs, le COM, porté par l'Etat et réalisé par Vinci Autoroutes, reste contesté, notamment sur le volet écologique.
Chez Vinci Autoroutes, maître d'œuvre du COM, on rappelle notamment que l'emprise foncière globale du projet a été réduite de près de 500.000 m2, avec 70 hectares déjà imperméabilisés sur les 120 de l'emprise globale. Si l'enquête parcellaire est terminée, l'enquête environnementale, elle, est à venir.
« Elle devait être lancée en octobre 2024 mais elle a été décalée et sera lancée à la discrétion du préfet mais on peut imaginer qu'elle sera terminée dans un an environ,estime auprès deLa TribuneSalvador Nuñez, directeur opérationnel chez Vinci Autoroutes. Au plus tard à la mi-2025, on devrait passer à la phase de consultation des entreprises, ce qui permet de viser un démarrage des travaux à la mi-2026. Soit un retard de deux ou trois mois qui ne remet pas en cause une mise en service en 2030. »
« Une ambition de neutralité carbone hors d'atteinte »
Une nouvelle analyse du collectif The Shifters (association-fille du Shift Project qui ambitionne d'alimenter en connaissances les enjeux énergie et climat) vient agiter le landernau local, affirmant que le COM annulerait les bénéfices des investissements des politiques publiques locales de la Métropole en matière de mobilités, soit 1,5 milliards d'euros en un mandat.