C'est un Javier Milei déchaîné, galvanisé par la victoire de Donald Trump, qui a fait la leçon aux participants du Forum économique mondial de Davos, une institution qui selon lui fait le lit des valeurs du wokisme. « Le féminisme, la diversité, l'équité, l'avortement, l'idéologie du genre, ce sont les différentes têtes du même monstre. Ces valeurs sont promues par des institutions telles que celle-ci », a lancé le président argentin devant une salle estomaquée, provoquant des rires gênés tout au long de son discours.
Célébrant à plusieurs reprises son « ami » Elon Musk, il a dénoncé un « agenda socialiste qui s'est insidieusement intégré aux valeurs libérales. Le wokisme est un retournement complet des valeurs de l'Occident », a-t-il lancé en dénonçant un « cadre idéologique marxiste ». Le virus du wokisme est « un cancer, la grande maladie de notre époque, c'est une idéologie ignoble. Elle a colonisé toutes les institutions les plus importantes du monde, les grandes entreprises, les médias, les universités ».
Rien ne trouve grâce à ses yeux. La lutte pour le climat ? « On est passé à un environnementalisme fanatique. Le développement économique est considéré comme un crime contre la nature ». L'immigration ? « Une colonisation à l'envers, une sorte de suicide collectif. Quand on dit ça, on est traité de raciste, de xénophobe ». Le féminisme ? « Une demande de privilèges qui oppose une moitié de la population à l'autre. Il n'y a pas d'inégalité salariale à travail égal. Les hommes ne se plaignent pas que la plupart des plombiers ou des prisonniers sont des hommes ».