Accord de libre-échange : face à Trump, Japon, Chine et Corée du Sud relancent la machine
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La Chine est visée par une surtaxe globale de 20% sur l'ensemble de ses exportations vers les États-Unis.
Brian Snyder
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La Chine est visée par une surtaxe globale de 20% sur l'ensemble de ses exportations vers les États-Unis.
Brian Snyder
En Asie, la riposte à la politique commerciale agressive de Donald Trump s'organise. Les ministres du Commerce ou de l'Industrie des trois grandes puissances asiatiques se sont réunis dimanche à Séoul, alors que Washington multiplie les hausses de droits de douane. Il s'agissait de leur première rencontre trilatérale depuis 2020.
Le contexte est tendu : depuis la mi-mars, les États-Unis imposent des droits de douane de 25 % sur l'acier et l'aluminium, et à compter du 2 avril, des surtaxes du même ordre frapperont les voitures importées.
À eux trois, la Chine, le Japon et la Corée du Sud représentent environ 20 % de la population mondiale, un quart du PIB mondial et 20 % du commerce planétaire. Le Japon et la Corée du Sud comptent respectivement pour 16 % et 15 % des importations automobiles américaines. La Chine, elle, est visée par une surtaxe globale de 20 % sur l'ensemble de ses exportations vers les États-Unis.
Les trois ministres - le Sud-Coréen Ahn Duk-geun, le Japonais Yoji Muto et le Chinois Wang Wentao - ont convenu de « poursuivre les discussions en vue d'accélérer les négociations pour un accord de libre-échange trilatéral complet et équitable », selon un communiqué commun. Les discussions sur cet accord avaient été lancées en 2013, suspendues en 2019, puis relancées en 2024 à l'occasion d'un sommet exceptionnel à Séoul.
Dans l'immédiat, les trois pays entendent « garantir des conditions de concurrence équitables à l'échelle mondiale », afin de favoriser un environnement commercial « libre, ouvert, équitable, non discriminatoire, transparent et inclusif », ajoute le communiqué.
Ce message vise en creux les revirements à répétition de l'administration Trump, qui alimentent l'incertitude chez les industriels asiatiques. Il s'agit donc pour Tokyo, Pékin et Séoul « d'intensifier progressivement leurs coopérations » afin de stabiliser les chaînes d'approvisionnement, de mieux coordonner les politiques de contrôle à l'exportation et d'apaiser les tensions commerciales.
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Plus largement, les trois pays ont également annoncé vouloir « collaborer étroitement » pour promouvoir une réforme de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et pour encourager l'adhésion de nouveaux pays au Partenariat économique régional global (RCEP), vaste accord commercial rassemblant déjà 15 pays d'Asie-Pacifique, dont la Chine. « L'unilatéralisme et le protectionnisme se propagent, exerçant une forte pression sur les échanges mondiaux. Les trois pays doivent assumer leur responsabilité pour préserver le système commercial multilatéral et promouvoir l'intégration régionale », a souligné le gouvernement chinois dans un communiqué distinct.
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(Avec AFP)
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