Aléna : Washington lance le processus de renégociation

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Les Etats-Unis ont officiellement lancé jeudi le processus de renégociation de l'accord de libre-échange Aléna, qui les lie au Canada et au Mexique. Signé en 1994, cet accord est accusé par certains d'avoir précipité la désindustrialisation aux Etats-Unis et Donald Trump a promis durant sa campagne qu'il en modifierait les termes. Les discussions débuteront au plus tôt le 16 août prochain, a déclaré le nouveau représentant spécial au commerce extérieur américain (USTR), Robert Lighthizer, dans un communiqué.
Concrètement, l'administration Trump a informé par courrier le Congrès américain de son intention de rouvrir ce vaste chantier commercial, ouvrant une période légale de 90 jours après laquelle les tractations pourront commencer avec Ottawa et Mexico.
Le président Trump n'a cessé de dénoncer l'Aléna, concrétisé par Bill Clinton, assurant notamment qu'il s'agissait du "pire accord commercial" jamais signé par les Etats-Unis et menaçant de s'en retirer purement et simplement. Cet accord, également critiqué par les syndicats, est notamment accusé d'avoir accéléré les délocalisations d'emplois vers le Mexique où la main d'oeuvre est bien moins coûteuse qu'aux Etats-Unis.
L'administration Trump assure vouloir obtenir rapidement des résultats "significatifs" pour les consommateurs, les entreprises, les agriculteurs américains, affirme le communiqué de l'USTR. Devant l'insistance américaine, le Canada et le Mexique avaient convenu fin avril "d'agir rapidement" pour renégocier ce traité qui couvre des pans entiers de l'économie.
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Le Canada a rapidement réagi à l'annonce de Washington par la voix de sa ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland. Celle-ci a promis jeudi de défendre les intérêts du Canada dans la renégociation à venir de l'Aléna.
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La ministre en charge de piloter la relation commerciale avec les Etats-Unis a également promis de poursuivre les consultations avec les provinces, les territoires, les entreprises et les syndicats afin "d'évaluer les priorités de la population canadienne et de défendre nos intérêts".
Mardi, Chrystia Freeland s'était rendue à Washington pour discuter avec son homologue américain des relations commerciales entre les deux pays.
(avec AFP)
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