• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieInternational

Amendes, taxes, déclarations… Cinq questions pour comprendre le droit douanier

Julien Gouesmat

Publié le 10 juillet 2025 à 11:00

(Photo d’illustration.)

(Photo d’illustration.)

Reuters

L'essentiel de l'actualité

lundi 8 juin

  • Le pétrole suit la montée des tensions au Moyen-Orient
  • L'Insee projette un pic de population en 2037 à 69,8 M d'habitants suivi d'une baisse régulière
  • L'UE se penche sur l'utilisation de 6,6 mds d'euros d'aide à l'Ukraine
  • Le monde est confronté à un risque nucléaire accru, met en garde le Sipri
  • Banques italiennes : la numéro 1 Intesa lance une offre sur MPS pour 31 milliards d'euros
Voir plus

Le Quotidien Numérique

09 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le SCAF, c'est bel et bien fini

  • 2

    Pour guérir sa femme, Jackie Stewart applique les méthodes de la F1 à la recherche en médecine

  • 3

    Réarmement : pourquoi la montée en cadence de la production d’armements français a pris autant de temps

  • 4

    Olivier Andriès, directeur général de Safran : « Un pays ne peut pas être souverain sans maîtriser la conception des avions de combat »

  • 5

    Pas de pénurie de kérosène cet été, mais le spectre de files d’attente interminables dans les aéroports

  • 6

    Automobile : pendant que le marché chinois plonge de 22 %, les exportations de véhicules électriques s’envolent de 112 %

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Derrière les taxes douanières de Donald Trump se cache le méconnu droit douanier. Un ensemble de règles et processus qui régissent le commerce mondial.

« Le droit douanier est un droit assez méconnu du grand public et, pourtant, la douane a des pouvoirs très étendus et des domaines de compétences importants », explique maître Miguel Nicolas, avocat spécialiste du droit douanier. Alors que les droits de douane sont au cœur de l'actualité depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, le droit douanier — pilier du commerce mondial —, lui, ne change presque pas.

Historiquement, la douane est une des fonctions fondamentales d'un gouvernement. La mondialisation, l'accélération du commerce, la diversification des biens et des services ont donné aux douanes un travail particulièrement complexe et ont imposé une uniformisation des pratiques des pays, aboutissant ainsi à un droit douanier. À travers cinq questions, La Tribune vous propose de découvrir le détail du processus qui aboutit à l'application d'un droit de douane.

Comment démarre un échange commercial entre deux pays ?

Au cours d'un échange entre deux entreprises de pays différents, chacune d'elles effectue une déclaration auprès de la douane de son pays. Ainsi, tous les mois, les entreprises françaises exportatrices remplissent l'enquête mensuelle sur les échanges de biens intra-UE (Emebi) qui permet à la France de connaître les échanges avec les autres pays de l'Union européenne. En vertu de l'union douanière créée en 1968, « le droit douanier français est essentiellement d'origine européenne », explique maître Miguel Nicolas, et donc en grande partie commun à ses voisins, favorisant ainsi les échanges.

Mais à chaque expédition, l'entreprise tricolore qui exporte en dehors de l'union douanière européenne, doit remplir, sur le logiciel français Delta, un document administratif unique. De même, pour chacune de ces opérations, l'entreprise étrangère, cliente qui importe le produit français, déclare à sa douane l'importation.

Quelles informations figurent dans une déclaration ?

Dans de nombreux cas, la déclaration comporte de très nombreuses informations. Outre l'identité de l'entreprise expéditrice, le lieu de destination, le poids du colis ou encore le nom de l'entreprise importatrice, il faut également joindre de nombreux documents. Factures, notices d'utilisation, documents de transport, certificat d'origine, etc. Un produit ne traverse pas si facilement les frontières.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Pourquoi obtenir toutes ces informations ?

Ces informations permettront de déterminer les trois composantes cruciales du produit. « Le droit douanier repose sur ces trois piliers : la nature du produit, son origine et sa valorisation », explique maître Miguel Nicolas. Une fois établis, ces trois éléments sont clés pour son acception ou non du produit dans le pays destinataire et également pour connaître la taxe douanière qui s'applique.

A LIRE AUSSI

Droits de douane : l'Europe sommée par Trump de choisir son camp face à la Chine

Déterminer la nature du produit est plus dur qu'il n'y paraît. Par exemple, faut-il distinguer un vélo d'un tricycle ? Afin que toutes les douanes parlent la même langue, l'Organisation mondiale des douanes a élaboré une classification appelée « système harmonisé ». Cette classification comprend plus de 5 000 groupes de marchandises qui comportent chacune un code compréhensible par les douanes de plus de 200 pays. Ainsi, un tricycle aura le code 95030010 et un vélo 87120030.

Déterminer l'origine d'un produit n'est pas chose facile non plus. « Une voiture dont la carrosserie est faite au Maroc et l'assemblage en Belgique, comment déterminer l'origine exacte du produit ? », interroge l'avocat spécialiste. Ce dernier connaît bien la réponse : « Il n'y a pas de solution miracle. Il faut montrer que l'essentiel du produit ou sa partie la plus importante vient d'un pays particulier. » Reste que cela ne suffit pas toujours et des litiges peuvent apparaître entre l'entreprise et l'administration.

« J'ai eu le cas d'un produit alimentaire venant de Taïwan. Mais la douane, à ce moment-là, considérait Taïwan comme étant un territoire chinois. Elle a donc appliqué les tarifications associées à la Chine. »

Dernier point essentiel : la valorisation du produit. Pour cela, la douane cherche la valeur transactionnelle, c'est-à-dire le prix payé par le client.

Comment est appliqué le droit de douane ?

Si la nature et l'origine d'un produit indiquent qu'il est soumis à des droits de douane alors ces derniers s'appliqueront en pourcentage de sa valorisation.

A LIRE AUSSI

Tarifs douaniers : l'UE essaie de garder la tête froide

Par exemple, un transporteur français souhaitant acheter des autobus chinois devra déclarer son importation à la douane française avec le code 870240. Tous les produits chinois avec ce code sont soumis à 10 % de taxe douanière, l'entreprise française devra donc payer cette somme supplémentaire.

Comment la douane contrôle-t-elle l'application des taxes douanières ?

« La douane ne peut pas tout contrôler, cela ralentirait grandement le commerce international », explique maître Miguel Nicolas. Cependant, l'administration doit s'assurer que l'État ne passe pas à côté de recettes douanières en raison de fausses déclarations sur la nature du produit. C'est pourquoi la mauvaise classification de ce dernier ou l'absence d'un document peut créer des litiges.

À lire également

  • Face à Donald Trump et ses droits de douane, le fatalisme des patrons français
  • Droits de douane : les capitaines de l’industrie aéronautique sonnent la fin de la récré
  • La justice américaine bloque les droits de douane de Trump

Si un contrôle douanier révèle une anomalie, l'administration douanière peut vérifier les exportations effectuées par l'entreprise au cours des trois années passées, afin de s'assurer que la contrebande ne s'est pas répétée. Ce qui explique pourquoi les amendes montent très vite. « Une amende douanière peut aller jusqu'à trois fois la valeur de la marchandise. Si vous avez répété une erreur, le montant va vite monter. Cependant, la douane a aussi un pouvoir transactionnel. Si vous avez une amende douanière de 10 000 euros à régler et que vous reconnaissez les faits, la somme peut aussi diminuer. »

Julien Gouesmat

Sur le même sujet

  • 1

    Retraites : le COR prévoit un déficit plus dégradé que prévu

  • 2

    Prix des matériaux dans le BTP : Bercy appelle les entreprises à la vigilance

  • 3

    Inquiet pour son avenir, le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement de Gironde demande l’appui du Département

  • 4

    Près de 13 millions d'euros de subventions et des « dysfonctionnements »: la gestion du Printemps des comédiens sévèrement critiquée