Face aux bouleversements provoqués par la pandémie, 58% des Français et 40% des Américains demandent des changements économiques de taille dans leur pays, selon une étude du Pew Research Center. Comme eux, beaucoup de citoyens occidentaux aimeraient voir émerger de nouvelles politiques capables de stimuler l'emploi et la formation notamment.
« Cette crise nous oblige à bousculer la façon dont les choses se font », avait déclaré, en pleine deuxième vague de l'épidémie en décembre, Volkan Bozkir, le président de l'Assemblée générale des Nations Unies. Une opinion que partage la majorité des citoyens des pays occidentaux. Dans le détail, plus de quatre Anglais sur dix estiment en effet que leur système économique mérite d'être sérieusement revu, d'après une étude menée par le groupe de réflexion américain Pew Research Center. 45% des Allemands et 40% des Américains sont du même avis. Toutefois, c'est en France que la volonté de changement est la plus forte : près de 58% des Français appellent à des transformations importantes.
En cause : la pandémie a frappé les économies de plein fouet. En 2020, le PIB américain a chuté de 3,5%, selon les données publiées fin mars par le Bureau d'Analyse Economique (BEA). En Union européenne, il a plongé de 6,4%, selon Eurostat. Face à ces récessions inédites, 12% des Français et 10% des Anglais pensent que leur système économique doit être « complètement réformé », ajoute l'enquête.
Plus la conjoncture économique leur paraît inquiétante et plus les appels à réformer se multiplient. Aux États-Unis par exemple, 69% des citoyens qui jugent la situation mauvaise pensent aussi que le système a besoin de changements importants. Seuls 28% estiment au contraire que la situation est bonne, soit 41 points de moins, note l'étude. En Angleterre, l'écart est de 39 points.
Transformer, oui, mais comment ? Face au choc de la crise, en particulier sur le marché du travail, c'est l'emploi qui est au cœur des préoccupations, souligne l'enquête. En effet, en France et en Allemagne, plus de 6 citoyens sur 10 estiment que le gouvernement devrait proposer plus de formation professionnelle et qualifiante. En Angleterre et en Allemagne, c'est plus de 7 salariés sur 10.
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