Au Royaume-Uni, les grèves se durcissent face à la fermeté du gouvernement
Paul Marion
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La manifestation des enseignants ce mercredi à Londres.
Reuters
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La manifestation des enseignants ce mercredi à Londres.
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La France n'a pas le monopole des grèves. Près de 500.000 travailleurs britanniques sont en grève ce mercredi, soit la mobilisation la plus forte depuis 2011 selon la fédération syndicale TUC. Parmi eux, près de 200.000 personnels du système éducatif ne se rendront pas au travail, entraînant la fermeture de près d'une école sur sept dans le pays et d'un établissement sur quatre dans la région de Londres.
La grogne des enseignants se conjugue à celle des employés d'université, des cheminots, entraînant le blocage de l'essentiel des trains ce mercredi, et de 100.000 fonctionnaires qui font aussi valoir leur droit de grève ce jour. Les infirmiers prévoient de les imiter le 6 février, les ambulanciers le 10 février et la police des frontières les 17 et 20 février. Tous formulent la même revendication : des hausses de salaire supérieures à l'inflation qui culmine à près de 10%.
Face à l'explosion du coût de la vie qui plonge des milliers de foyers dans la pauvreté, les syndicats arguent que les salaires réels dans la fonction publique ont fondu en termes de pouvoir d'achat. Les rémunérations des fonctionnaires n'ont crû que de 2,7% entre août et octobre quand elles grimpaient de 6,7% dans le privé, d'après l'Office national des statistiques (ONS).
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Malgré les désagréments occasionnés, la population britannique déclare majoritairement approuver ce mouvement social et ses motivations : à 65% pour la grève des infirmières, à 62% pour les ambulanciers, 55% pour les pompiers et 49% pour les enseignants. La pression monte sur le gouvernement qui voit les grèves se multiplier et se durcir depuis le printemps dernier, avant même l'arrivée du Premier ministre Rishi Sunak aux affaires.
Paul Marion