Avec la London Tech Week, Londres entend rivaliser avec Paris comme capitale européenne de l’IA
Guillaume Renouard, à Londres.
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London Tech Week
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London Tech Week
C'est sous un soleil estival et fort peu britannique que la foule se presse pour pénétrer dans les artères géantes de l'Olympia, immense centre de conférence de l'Ouest londonien. 45 000 participants y étaient attendus pour une semaine rythmée de conférences, de présentations et d'annonces autour des nouvelles technologies.
Avec, naturellement, l'intelligence artificielle en star de l'événement. L'objectif étant aussi et surtout, pour le gouvernement britannique et la mairie de Londres, de vanter l'attractivité de la capitale autour de cette technologie de pointe. Et d'attirer ainsi les talents et investissements étrangers (en particulier américains) pour faire de Londres la capitale européenne de l'IA, alors que Paris tient la même semaine son propre show avec VivaTech. Dans un contexte politique délicat, marqué par une réforme budgétaire difficile qui fait son lot de mécontents, c'est aussi l'occasion, pour Keir Starmer et son équipe, de mettre en place une parenthèse consensuelle, optimiste et fédératrice avant de retourner au travail.
Sur les stands et dans les allées, l'atmosphère est à la fête, l'excitation palpable. « « Un événement comme celui-ci illustre le visage vraiment international de Londres », lâche, fort enthousiaste, Russ Shaw, fondateur de Global Tech Advocates et Tech London Advocates, deux groupes d'intérêts dans les technologies numériques. « Les gens viennent ici pour construire leur réseau, dans cette industrie, tout est affaire de contact humain ! » affirme de son côté un jeune ingénieur d'origine indienne travaillant pour une jeune pousse locale. Plusieurs personnes affirment qu'il s'agit de la plus grosse Tech week à laquelle ils aient assisté et que l'IA y occupe une place prépondérante.
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Car l'IA est incontestablement la star de la fête, comme l'illustre son omniprésence sur les stands (la grande majorité des entreprises présentes semblent faire quelque chose en lien avec l'IA), ainsi que la keynote (conférence) la plus en vue lors de la première journée. Une allocution du Premier ministre, Keir Starmer, largement focalisée sur cette technologie, et suivie d'un dialogue entre celui-ci et Jensen Huang, le patron de Nvidia, que la foule applaudit comme une rock star. Celui-ci s'est largement prêté au jeu et n'a pas manqué de faire l'éloge de ses hôtes.
Guillaume Renouard, à Londres.