Baisse des taux : la Turquie est-elle (enfin) sortie de la spirale de l’inflation ?
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Un supermarché à Istanbul en Turquie.
John Wreford / SOPA Images/Sipa via Reuters Connect
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Un supermarché à Istanbul en Turquie.
John Wreford / SOPA Images/Sipa via Reuters Connect
Nouveau changement de cap monétaire en Turquie. Alors que le pays avait finalement commencé à relever ses taux en juin 2023, pour tenter d'infléchir une inflation qui semblait sans limite, c'est un nouveau cap pris par la Banque centrale ce jeudi. Elle a abaissé son taux directeur à 47,5% contre 50% auparavant.
Pour justifier son choix, la Banque centrale explique que « les indicateurs du dernier trimestre montrent que la demande intérieure continue de ralentir et se situe à des niveaux soutenant le ralentissement de l'inflation ». Autrement dit, les sévères hausses de taux précédentes portent leur fruit et permettent un léger assouplissement de la politique monétaire de pays. L'inflation a, en effet, ralenti en décembre pour le septième mois consécutif, à 44,4% sur un an, contre plus de 75% en mai en rythme annuel. Un chiffre similaire aux prévisions de la banque centrale qui tablait sur une inflation autour de 44% pour la fin de l'année, et un ralentissement à 21% fin 2025.
Le ministre des Finances turc se veut d'ailleurs optimiste : L'inflation a baissé « de 20 points par rapport à la fin de 2022 et 2023 », a ainsi affirmé sur X Mehmet Simsek, exprimant sa confiance dans le fait que la baisse « se poursuivra » conformément à l'objectif de la Banque centrale d'atteindre.
À lire également
Pour autant, l'institution tient à rester prudente. « L'orientation restrictive de la politique monétaire sera maintenue jusqu'à ce qu'un déclin significatif et durable de la tendance sous-jacente de l'inflation mensuelle soit obtenu et que les anticipations d'inflation convergent vers la fourchette prévue », ajoute-t-elle dans un communiqué publié ce jeudi. Prudente, mais assez optimiste donc pour amorcer un assouplissement monétaire. De là à crier victoire trop vite ?