Bitcoin : une ferme géante de cryptomonnaies inaugurée en Russie

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La Russie entend donner un cadre juridique à l'utilisation des cryptomonnaies. Elle devrait autoriser la production de cryptomonnaies, mais interdire son échange contre des roubles.
La Russie entend donner un cadre juridique à l'utilisation des cryptomonnaies. Elle devrait autoriser la production de cryptomonnaies, mais interdire son échange contre des roubles. (Crédits : Dado Ruvic)
Une société russe a inauguré ce lundi 20 août 2018 une impressionnante unité de production de cryptomonnaies d'une puissance de 20 mégawatts dans un ancien laboratoire soviétique du Nord du pays.

En Russie, une nouvelle "ferme" géante va produire des Bitcoins, avec une puissance de 20 mégawatts, dans la ville de Kirichi, à 180 kilomètres au sud-est de Saint-Pétersbourg. Parallèlement, les autorités cherchent à réguler le secteur en pleine expansion.

"C'est la plus grande et pour l'instant la seule ferme en Russie de cycle complet, qui non seulement produit de la crypto-monnaie, mais propose aussi des services à ceux qui font du minage", a indiqué devant la presse Alexeï Koroliov, cofondateur du centre "Kriptoiounivers".

Entre 130 et 140.000 de roubles chaque année

Les unités de "minage" conçoivent des bitcoins, la monnaie virtuelle la plus populaire, et des litecoins, sa concurrente, des devises qui triomphent sur la base de la technologie du "blockchain".

L'entreprise s'étend sur 4.000 m² et compte plus de 3.000 unités de minage, soit le principe de production de ces monnaies nées d'algorithmes informatiques très gourmands en énergie, indépendamment des banques centrales, et échangées notamment sur Internet.

Cette "ferme" se trouve dans un vieux hangar soviétique, inhabité depuis une vingtaine d'années, qui a longtemps fabriqué des engrais. Sa construction a pris plus d'un an et a nécessité l'investissement de 500 millions de roubles (6,5 millions d'euros). D'après Alexeï Koroliov, chaque unité de minage pourrait fabriquer entre 130 et 140.000 roubles chaque année.

Cette unité dispose donc d'une puissance considérable, sans aucune mesure avec les unités existantes, menées parfois par des particuliers sur leurs ordinateurs privés.

Une première base légale pour ces monnaies virtuelles

Selon une étude publiée fin 2017 par le cabinet Ernst & Young, la Russie est le troisième pays, derrière les Etats-Unis et la Chine, avec le plus de levées de fonds en cryptomonnaies entre 2015 et 2017.

Mais depuis la flambée des cours fin 2017, la satisfaction est retombée et le bitcoin s'est replié à ses niveaux les plus bas. Et ce particulièrement à cause d'histoires de hacking qui ont renforcé la méfiance des régulateurs des quatre coins du monde.

Comme plusieurs autres nations, les autorités russes, un moment méfiantes, veulent désormais poser les bases légale aux monnaies virtuelles, qui attisent toujours plus de convoitises.

Une loi est d'ailleurs en cours d'examen à la Douma. Ce texte doit autoriser la fabrication de cryptomonnaies, tout en empêchant son échange contre des roubles. Ce qui fait dire au cofondateur du centre "Kriptoiounivers" :

"D'après notre législation, tout ce qui n'est pas interdit est autorisé. Donc il n'y a aucune interdiction concernant notre activité."

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Commentaires
a écrit le 22/08/2018 à 12:50 :
Je suis ravi de voir qu'à l'heure où l'on a largement dépassé les limites des ressources disponibles, on continue à gaspiller de l'énergie pour créer des "trucs" totalement virtuels !

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