Blé : moisson record dans le monde, catastrophique en France

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Un agriculteur inspecte son champ de blé début août à Bantouzelle (Hauts-de-France).
Un agriculteur inspecte son champ de blé début août à Bantouzelle (Hauts-de-France). (Crédits : Reuters)
La récolte mondiale de blé devrait atteindre un volume record, tandis que celle de la France, premier exportateur européen, pourrait baisser d'un quart sur une année. Conséquence, les prix internationaux sont proches de leurs plus bas niveaux depuis 10 ans. A Paris, la tonne cote sous les 170 euros.

Les prix mondiaux du blé s'effondrent car la récolte 2016 s'annonce exceptionnelle dans la plupart des grands pays producteurs, sauf en France. A la Bourse de Chicago, les cours du blé américain étaient proches en ce début de semaine des plus bas niveaux constatés depuis dix ans. A Paris, les prix sur Euronext sont en-deçà de 170 euros la tonne.

Manque de luminosité au printemps

Pourtant, la moisson s'annonce désastreuse en France, l'un des principaux exportateurs mondiaux, le 1er au niveau européen. Le blé français a souffert des maladies induites par la pluie et le manque de luminosité au printemps, avec pour résultat des rendements et un volume médiocres.

Selon le principal syndicat agricole français, la FNSEA, la récolte de blé pourrait être en baisse d'un quart par rapport à 2015, à 30 millions de tonnes. Il s'agirait de la plus faible production depuis 13 ans, un phénomène qui affecte la santé financière des exploitations céréalières et va réduire les capacités exportatrices du pays.

Un impact limité sur le marché mondial

"Sur une année aussi catastrophique, le vrai problème sera pour les céréaliers de pouvoir réensemencer pour l'année suivante", a dit mercredi le ministre français de l'agriculture Stéphane Le Foll.

Mais l'impact sur le marché mondial est bien plus limité. La France, bien qu'étant un producteur très performant au regard de sa taille, ne représente que 5% de la production mondiale de blé, et 10% des échanges. Et dans les autres grands pays à blé que sont les Etats-Unis, le Canada, l'Ukraine ou la Russie, la récolte s'annonce excellente.

Le Conseil international des céréales (CIC), basé à Londres, vient ainsi de prévoir une récolte mondiale pratiquement au même niveau que celle, record, de l'été 2015, à quelque 730 millions de tonnes.

L'an dernier, plusieurs facteurs exceptionnels avaient poussé à la hausse la demande de blé dans plusieurs pays: sécheresse en Afrique de l'Est, hausse des importations de céréales fourragères en Asie du Sud-Est et en Chine après des changements de politiques agricoles.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 08/08/2016 à 23:07 :
Est oui, s'est moche, beaucoup chez les autres et peux chez nous.... bizarre, mais bon, je ne verce pas une seul larme pour nos très riche agriculteurs céréalier.... ils ne méritent pas les aides de l'Union.... ils pollues nos terre et nos nappes d'eau potable....ensuite l'agriculture ne crée pas d'emploi, pourquoi subventionner,,,,
Réponse de le 09/08/2016 à 10:50 :
"L'agriculture ne crée pas d'emploi" . Encore un commentaire d'une personne qui ne connaît rien à l'agriculture !!
a écrit le 08/08/2016 à 20:38 :
Ne vous inquietez pas pour le blé, votre pain n'est pas fabriqué à partir de blé francais, qui lui est soumis aux bon vouloir des spéculateurs, mais avec du blé, en autre, ukrainien, de bien moins bonne qualité protéique !!! Infos de mon frère agriculteur , producteur d'un peu de blé pour nourrir ses betes qui lui ne se plaint pas.
Mais en France les agriculteurs n'ont qu'a lever le petit doigt pour que le gouvernement leurs attribue une aide !!! C'est pas grave les ouvriers paieront un peu plus la baguette à la rentrée. Après tout le reste ce ne sera qu'une augmentation de plus, jusqu'à ce qu'on ne puisse plus en acheter.
a
a écrit le 08/08/2016 à 17:36 :
Le maïs va suivre. gageons que les même causes produiront les mêmes effets..(un peu moins toutefois car c'est surtout juin qui a été particulièrement sombre,mais l'été n'est pas terrible..). In fine, cet épisode montre qu'en cas de crise climatique, on peut avoir rapidement des problèmes, évidemment compensés par un commerce mondial. il convient de ne pas jouer aux apprentis sorciers adeptes du paradis originel, car les pestes existent (fusarioses engendrant des problèmes de qualité -mycotoxines), et qu'il vaut mieux avoir quelques outils sous la main..je note que le Ministre se pose des question sur la disponibilité en semences.. très étonnant pour une plante autogame.....
a écrit le 08/08/2016 à 15:47 :
On se croirait dans un vieux sketch de Fernand Raynaud. Un «pauvre paysan» se plaint : «J’ai dans les 110-115 hectares de blé, mais ça paye pas. Ça eut payé, mais ça paye plus.» A la fin de sa complainte, on découvre qu’il est en train d’offrir un diamant de chez Cartier à sa femme… La caricature n’en est plus vraiment une pour les céréaliers et autres producteurs d’oléoprotéagineux européens (tournesol, colza, soja, pois, féverole, lupin, etc.) qui ont touché le jackpot en décembre grâce à la Politique agricole commune (PAC) : ils se sont partagé une manne d’environ 15 milliards d’euros «d’aides au revenu», alors qu’ils n’ont jamais gagné autant d’argent sur les marchés grâce à l’explosion des prix depuis 2007 (avec un creux en 2009). Soit des chèques pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros.En France, environ 10 000 agriculteurs se sont partagé près de 6 milliards d’euros, soit en moyenne 600 000 euros par exploitation. En réalité, l’aide européenne étant calculée en fonction de la taille de la ferme et des rendements «historiques» (soit la période 2000-2003), leur montant est variable. Mais en sachant que le montant moyen pour les grandes cultures est de 330 euros à l’hectare, on peut rapidement calculer qu’Albert de Monaco, au hasard, qui possède 773 hectares en France, a reçu un bonus tournant autour de 250 000 euros financés par le contribuable européen…Ce système d’aide au revenu a été mis en place entre 1992 et 2003 afin de sortir du soutien aux prix agricoles qui poussait les paysans à produire n’importe quoi en quantité. Mais il a abouti à créer une vraie rente de situation lorsque les cours permettent aux paysans de vivre de leur production. Evidemment, tous les paysans ne touchent pas le jackpot, loin de là : les éleveurs (viande, lait) n’obtiennent quasiment rien, alors que les cours s’effondrent et que les prix des céréales nécessaires pour nourrir le bétail s’envolent. Même chose pour les producteurs de fruits et légumes. Le pire est que les aides ne sont pas plafonnées, si bien que des exploitations reçoivent plusieurs millions par an (c’est le cas de toutes les grandes sociétés agroalimentaires françaises ou de la reine d’Angleterre…). Ce n’est pas pour rien qu’en dépit des multiples réformes censées rendre la PAC plus juste, 80% des aides vont toujours à 20% des producteurs…Février 2013
a écrit le 08/08/2016 à 15:40 :
" Il s'agirait de la plus faible production depuis 13 ans"

En 2003, le résultat agricole moyen, toutes exploitations confondues progresserait
de 0,6 % en termes réels. La sécheresse exceptionnelle de l’été provoque une baisse
importante du volume de toutes les récoltes. Elle atteint 13 % sur l’ensemble des végétaux. Cette faiblesse des disponibilités se traduit en contrepartie par de fortes hausses de prix qui limitent à moins de 2 % la baisse de la valeur de ces productions.Le résultat moyen des exploitations spécialisées en céréales,oléagineux et protéagineux est stable en 2003. Les récoltes sont affectées, par le gel du printemps et par la sécheresse de l’été, mais avec de grandes disparités régionales. Conséquence, les prix des céréales progressaient en moyenne de 16 %. Autre élément favorable pour le revenu, les consommations intermédiaires diminuent. Les achats d’engrais baissent ainsi de 5 % en volume et de 2,5 % en prix.Ceux des produits phytosanitaires reculent de 10 % en valeur. Le revenu des exploitations produisant betteraves et pommes de terre en plus des céréales progresserait de 26 %.Elles bénéficient de la forte hausse des prix des pommes de terre qui constituent environ 25 % de la valeur de leur production.
a écrit le 08/08/2016 à 15:37 :
les céréaliers stockent et suivent les cours . Ne pleurez pas ils ne sont pas dans la misère que la FNSEA essaient de nous faire avaler !
a écrit le 05/08/2016 à 14:50 :
Notre agriculture est devenue une fonction publique déguisée. Subventionnée par l'Europe et en voulant toujours plus de l'Etat; les agriculteurs obtiennent un statut de fonctionnaire, en plus en détenant bien souvent un patrimoine agricole.
Maintenant comble du comble : Les Céréaliers qui s'y mettent!
Tout le monde veut la part du gâteau.
a écrit le 05/08/2016 à 11:56 :
Les 4 calamités des agriculteurs : le printemps, l'été, l'automne et l'hiver.
a écrit le 05/08/2016 à 11:24 :
IL FAUT AIDE NOS AGRILCULTEURS ? CHAQUE PAYS DEVRAIS POUVOIR ETRE EN CAPACITE DE PRODUIRE SES BIENS CONSOMMABLE POUR NE PAS ETRE DEPENDANT DES AUTRES PAYS? POUR L ENERGIE C EST PAREIL???
a écrit le 05/08/2016 à 8:23 :
Il porte la poisse dans tous les domaines 'Moi Président' en plus de son incompétence.
a écrit le 04/08/2016 à 21:28 :
Que sont ces baobabs que l'on peut voir sur la photo qui est sensée illustrer votre article? Nous sommes très loin des champs céréaliers de France.
Bien à vous
Réponse de le 05/08/2016 à 9:12 :
Très bon! Bien vu!
Réponse de le 05/08/2016 à 9:12 :
Très bon! Bien vu!
Réponse de le 05/08/2016 à 9:55 :
Le climat change a une de ces vitesse ! :))))
Réponse de le 05/08/2016 à 11:59 :
Certains Français, en plus d'être fâchés avec les langues étrangères le sont avec la géographie.
Réponse de le 05/08/2016 à 14:23 :
Bonjour, merci pour votre vigilance, la photo a été corrigée.

Bonne journée,

L'Equipe édition de La Tribune
a écrit le 04/08/2016 à 15:36 :
et oui , avec les boues d'épuration et les pesticides , les résultats sont là . Faudrait faire une année blanche sans pesticide et l'on pourrait mesurer la différence .
Réponse de le 05/08/2016 à 9:08 :
Boujour Monsieur, connaissez vous l'agriculture ?
1/ les boues d'épuration sont epandues sur des surfaces très faibles, ça n'apporte presque rien aux plantes (par contre ça peut polluer les sols aux métaux lourds à long terme) et ça n'influe pas sur les rendements (un peu à la hausse en général)..et les collectivités sont bien contentes de nous trouver pour epandre vos m... pour rien !
2/ les pesticides comme vous dites..je suis passé depuis 2 ans en très bas pesticides avec une "subvention" pour compenser la perte de marge (et oui on récolte beaucoup moins sans pesticides..et la marge baisse aussi bcp)...j'ai les contraintes (bcp!) mais manque de chance j'attends toujours l'argent pour compenser ma baisse de revenus (depuis 2 ans !) . Si c'était à refaire croyez moi que je ne me referais pas avoir 2 fois !
Réponse de le 06/08/2016 à 16:31 :
1/L'agriculture elle existe depuis des millénaires , les pesticides non ! 2 / les boues dépurations avec toute la batterie de barbituriques rt les produits ménagés non .
a écrit le 04/08/2016 à 13:26 :
Grace à merkel les exportations russes cartonnent.
et volent des marchés aux us avec le RUB.

les agriculteurs francais se joignent au peuple allemand dans la liste Merkel.

Merkel&hollande muss weg
a écrit le 04/08/2016 à 13:05 :
Pas grave, la France a Hollande et donc tout va mieux. De plus, les agriculteurs vont avoir une excellente raison de demander des aides gouvernementales. Allez, encore 5 ans de socialisme avec le leader Massimo et tout sera parfait :-)
a écrit le 04/08/2016 à 11:42 :
" Pourtant, la moisson s'annonce désastreuse en France, l'un des principaux exportateurs mondiaux, le 1er au niveau européen. Le blé français a souffert des maladies induites par la pluie et le manque de luminosité au printemps,...."

et on nous rebat les oreilles avec le réchauffement climatique !!!! les écolos nous les......
Réponse de le 04/08/2016 à 15:04 :
Vous avez réfléchi avant d'écrire ces bêtises. Ce n'est pas parce que une année la pluie a diminué les récoltes que le réchauffement climatique n'est pas avéré. Justement réchauffement veut aussi dire dérèglement climatique mais vous avez apparemment du mal à comprendre
Réponse de le 04/08/2016 à 16:59 :
Quand on a des lumières comme Hollande et sa bande au pouvoir, le manque de luminosité n'est pas un bon prétexte :-)
a écrit le 04/08/2016 à 11:23 :
Crier bien fort pour obtenir des aides alors que 170 € à la récolte est un cours normal .
Attendons de voir la tendance dans les mois à venir et le comportement des spéculateurs !!!
Réponse de le 04/08/2016 à 21:32 :
certainement le prix dans les boulangeries et patisseries va baisser;;;;Leclerc va faire de la pub sur ses croissants à 30 centimes!!!
Réponse de le 05/08/2016 à 5:53 :
170€/tonne, il s'agit du prix cotation euronext, pas du prix payé aux producteurs, vous pouvez défalquer 30/35€ pour une qualité standard.
La qualité de l'année étant elle aussi médiocre, il faudra probablement déduire 30€, ce qui nous donne 110€/tonne de blé.

Les rendements étant divisés par 2 en moyenne, "le prix" d'équilibre pour couvrir le coût de production tourne à 270/280€!!!!

Attention avant d'annoncer de fausses informations, il fait toujours utiliser 7 fois sa calculatrice avant de parler!!
Réponse de le 05/08/2016 à 9:22 :
On est bien loin des 170€..compte tenu de la qualité désastreuse des récolte on nous propose 75€/tonne (et encore on nous dit bien que on nous l'achète pour nous arranger!)... x4 tonnes /hectare (rendement inférieur de 50% à une année "normale") = 300€ de produit/ha..les charges sont d'environ 1000€..
Si je serai resté couché depuis 3 ans j'aurais gagné plus d'argent (enfin moins perdu). À l'école on m'avait enseigné que l'esclavage était aboli..on avait oublié de me dire que dans l'agriculture non.
Et vous voyez des tas de blé, de pomme de terre, des citernes de lait ou des kilos de viande jetées par terre ? Les industriels, les intermédiaires , les fournisseurs , tous se gavent sur notre dos ! Sans parler des centaines (milliers?) de personnes dans les chambres d'agricultures, ddt et etc toujours plus nombreux alors que tout est informatisé (et qu'il reste 2 ou 3 agriculteurs par commune)

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