Céréaliers : récoltes au plus bas, nouveau coup de pouce du gouvernement

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Les champs de blé ont souffert des mauvaises conditions météorologiques.
Les champs de blé ont souffert des mauvaises conditions météorologiques. (Crédits : © Vincent Kessler / Reuters)
Le gouvernement français a fait lundi un nouveau geste en faveur des céréaliers en difficulté en renonçant à augmenter un financement ciblé vers les petites exploitations.

"Compte tenu des difficultés rencontrées par de nombreuses exploitations céréalières ou de polyculture-élevage", le niveau du prélèvement sur les aides du premier pilier de la PAC destiné à financer le paiement redistributif sera maintenu à 10% en 2017, a annoncé le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, dans un communiqué.

Le niveau de ce prélèvement pour le paiement redistributif - une aide majorée pour les 52 premiers hectares de chaque exploitation - était de 5% en 2015, 10% en 2016 et devait passer à 15% en 2017, a précisé le ministère.

Une évaluation sera faite en octobre "pour faire le point sur la répartition de l'ensemble des aides européennes par type d'exploitation et par région, afin d'évaluer les conditions de la poursuite du paiement redistributif, pour atteindre l'objectif de 20% en 2018", poursuit le communiqué.

Production à son plus bas depuis 13 ans

Le conseil des ministres a adopté mercredi de nouvelles mesures d'aides aux céréaliers, confrontés à de mauvaises récoltes en raison de fortes pluies et d'un manque d'ensoleillement, dans un contexte de prix tirés à la baisse.

Les premiers résultats de la moisson de blé, céréale la plus cultivée en France, annoncent une production à son plus bas niveau depuis au moins 13 ans, selon le groupement de producteurs Orama.

Pour le cabinet Offre et Demande Agricole, les prévisions sont encore plus inquiétantes puisque les analystes tablent sur une baisse de 25% par rapport à la récolte de 2015, soit 30 millions de tonnes (contre une production record de 40,4 millions de tonnes l'année dernière). Il s'agirait donc de la plus mauvaise moisson en France depuis la grande sécheresse de 1976.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 02/08/2016 à 10:30 :
Un petit coup de pouce :

Xavier Beulin est associé en exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) avec son frère et deux cousins3 (500 ha de blé, colza, orge, maïs, tournesol et un atelier de lait d'un quota de 150 000 l).Il est également président du groupe Avril (anciennement Sofiprotéol), groupe agro-industriel (chiffre d'affaires 7 milliards d'euros en 2013) de la filière oléagineuse et protéagineuse.En 2011, Xavier Beulin soutient la proposition de loi du sénateur Christian Demuynck (UMP) transposant un règlement européen de 1994 sur la protection des obtentions végétales, qui a pour conséquence que les agriculteurs, s'ils veulent ressemer leur propre récolte, doivent verser une « rémunération aux titulaires des certificats d'obtention végétale » que sont les semenciers. Le syndicat Coordination rurale rappelle qu'il est non seulement à la tête de la FNSEA, mais dirige également le groupe Sofiprotéol, « qui détient des participations dans plusieurs grands groupes semenciers français (Euralis Semences, Limagrain, RAGT Génétique, Serasem - groupe InVivo).La boucle est bouclée.
Réponse de le 02/08/2016 à 14:56 :
Les dirigeants des instances agricoles sont tous les mêmes , une fois président ou vice président une autre administrateur ...que ce soit dans les chambres d'agriculture, les syndicats, la msa, groupama, le crédit agricole , les grandes coopératives et tout ce beau monde a intérêt à ce que rien ne change pour préserver leurs privilèges !!!! les adhérents n'étant là que pour apporter leurs cotisations !!!....mais cela n'est pas propre à l'agriculture , vous retrouver le même comportement dans bien d'autres secteurs !!!
a écrit le 02/08/2016 à 9:23 :
Quand va-t-on arrêter ce système d'assistance permanente ? Le contribuable paie constamment, mais les prix à la consommation ne baissent jamais. Pour le contribuable, c'est donc un jeu de dupes du style "pile je gagne et face tu perds" :-)
a écrit le 02/08/2016 à 8:21 :
Dire que tous les maraîchers bio vendent leur production avant même qu'elle soit récoltée.

Et si les agriculteurs revenaient aux fondamentaux à savoir nourrir les gens localement ? Et arrêter d'enrichir les actionnaires milliardaires...
a écrit le 02/08/2016 à 7:25 :
Ceci ne va pas aider nos exportations donc in fine notre PIB, notre balance commerciale et notre croissance en 2016. Pour notre pouvoir d'achat c'est une mauvaise nouvelle. Les produits dérivés seront plus cher.
a écrit le 01/08/2016 à 22:54 :
Un peu de pluie ... Il faut vite les aider.
Si l'année prochaine nous avons une pluie de grenouille on va vite nous mettre un impôt supplémentaire .
a écrit le 01/08/2016 à 19:45 :
On va aider des céréaliers qui sont déjà les plus nantis de l'agriculture avec des patrimoines importants. On doit d'abord connaître leur richesse accumulée et donner des aides en conséquences comme on le fait avec les aides sociales.
Réponse de le 01/08/2016 à 20:38 :
en plus des patrimoines acquis par le marché noir en 39/45
Réponse de le 01/08/2016 à 22:58 :
Tout à fait d'accord avec vous.
De grands libéraux qui n'hésitent pas à casser quelque préfecture en toute impunité quand on ne leur accorde pas ce qu'ils réclament. Et tellement allergiques aux impôts qu'ils s'accordent allègrement quelques libertés vis à vis du fisc.
Des gens fort sympathiques qui considèrent ceux qui n'ont pas quelques centaines d'hectares comme leurs cerfs.
Je parle des plus gros. Car les exploitants modestes s'en sortent nettement moins bien. D'où cet aménagement qui était prévu.
Réponse de le 02/08/2016 à 8:26 :
Ces aides vont leur permettre pour les plus gros de changer la Range Rover.

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