Chine : le taux de chômage des jeunes baisse
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Concernant les autres catégories de population, le taux de chômage a aussi baissé en Chine en septembre (Photo d'illustration).
Reuters
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Concernant les autres catégories de population, le taux de chômage a aussi baissé en Chine en septembre (Photo d'illustration).
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Bonne nouvelle en Chine : le taux de chômage des 16-24 ans s'est affiché en baisse en septembre. Il a atteint 17,6%, contre 18,8% en août, selon les chiffres publiés ce mardi par le Bureau national des statistiques (BNS) chinois. Reste que ce niveau est encore très élevé et correspond au deuxième plus haut de cette année. Et s'il s'avère inférieur à celui de 2023 (21,3%), cela s'explique notamment par un changement de méthodologie dans le calcul. Contrairement aux années précédentes, les étudiants et lycéens ne sont en effet plus comptabilisés dans ce taux.
Le taux de chômage des 16-24 ans en septembre est par ailleurs largement supérieur à celui de juin (13,2%). Cette courbe en dents de scie sur les mois d'été s'explique probablement par le fait que près de 12 millions d'étudiants ont obtenu leur diplôme universitaire en Chine en juin. Il y a donc eu plus de monde sur le marché de l'emploi, déjà difficile, d'où les hausses de juillet et août. Avant que des embauches ne viennent absorber ce reflux, comme le montre cette baisse en septembre.
Concernant les autres catégories de population, le taux de chômage a aussi baissé. Celui des 25-29 ans est passé de 6,9% en août à 6,7% en septembre, toujours selon le BNS. Et celui pour l'ensemble du pays a également diminué d'un mois sur l'autre, passant de 5,3% à 5,1%.
Ces chiffres, calculés en Chine pour les seules zones urbaines, apportent une lueur d'espoir pour l'économie du pays. Car ils sont publiés après d'autres indicateurs qui se sont révélés décevants ces derniers jours. Notamment celui de la croissance : au troisième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) chinois a progressé de 4,6% sur un an. Un niveau qu'envient de nombreuses économies, mais qui s'avère le plus faible depuis début 2023 pour la première puissance asiatique.
Le pays est aussi confronté à la faiblesse des prix et à un risque de déflation. Ce phénomène, qui est le contraire de l'inflation, correspond à la baisse des prix des biens et des services. Il est synonyme d'une économie qui tourne au ralenti. Ainsi, l'indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,4% en septembre sur un an, selon le BNS. C'est moins que la hausse de 0,6% sur un an enregistrée en août, qui avait suscité l'espoir d'une reprise de la consommation. Le BNS a par ailleurs fait état d'une baisse de 2,8% des prix départ d'usines en septembre sur un an. Une baisse qui dure depuis fin 2022. Ce recul est d'ailleurs encore plus important que celui de 1,8% subi en août.
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Seul signe encourageant : les ventes au détail, qui représentent le principal indicateur de la consommation des ménages. Elles ont rebondi de 3,2% sur un an en septembre, après +2,1% seulement en août.
Dans ce contexte, les autorités chinoises ont multiplié ces dernières semaines les annonces de mesures destinées à stimuler l'activité. Parmi elles, des baisses de taux d'intérêt, notamment pour les prêts immobiliers existants, ainsi que des assouplissements de restrictions sur l'achat de logements.
Dernière en date : la banque centrale chinoise a indiqué en fin de semaine dernière un programme de « swap » à destination notamment des compagnies d'assurance et des fonds d'investissement. Doté d'un montant initial de plus de 200 milliards de yuans (26 milliards d'euros), ce programme devrait apporter une plus grande liquidité aux marchés des capitaux. Le gouverneur de l'institution monétaire, Pan Gongsheng, a également fait savoir qu'une nouvelle réduction du ratio de réserves obligatoires (RRR) des banques pourrait être effectuée avant fin 2024. Les autorités chinoises espèrent que cet effort permettra de soutenir l'économie. Et que l'objectif officiel d'une croissance « d'environ 5% » pour 2024 pourra être atteint.
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Reste que les avis divergent. Pour Benson Wu, économiste spécialiste de la Chine chez Bank of America Global Research, les récentes salves d'annonces sont des pas « dans la bonne direction ». Mais « il reste encore des points à éclaircir avant de pouvoir procéder à une évaluation en détail de l'efficacité de ces politiques », a-t-il indiqué à l'AFP. Les analystes de Moody's Analytics estiment, eux, que les dernières mesures de soutien « devraient permettre à l'économie d'atteindre son objectif d'environ 5% pour l'année. Mais il faut aller plus loin si les autorités veulent relever les défis structurels de l'économie ».
(Avec AFP)
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