Comment la Chine espère relancer ses échanges commerciaux
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Le président chinois, Xi Jinping, veut à tout prix relancer l'économie moribonde de son pays.
© LTD / MARK SCHIEFELBEIN VIA AFP
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Le président chinois, Xi Jinping, veut à tout prix relancer l'économie moribonde de son pays.
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La Chine cherche à tout prix à relancer son économie. Pour y parvenir, le ministère du Commerce extérieur a annoncé ce jeudi neuf mesures. Objectif affiché, « promouvoir une croissance stable du commerce extérieur, et consolider et renforcer la dynamique à la hausse de l'économie ».
Dans le détail, elles prévoient d'étendre l'assurance-crédit à l'exportation, de renforcer le soutien financier pour les entreprises étrangères et de fluidifier les règlements commerciaux transfrontaliers. Par ailleurs, d'autres mesures visent à stimuler le développement du commerce électronique international, encourager les exportations de produits agricoles ou encore soutenir davantage les importations d'« équipements clés » ou encore de « ressources énergétiques ».
Et le ministère du Commerce extérieur souhaite également développer l'innovation dans le « commerce vert », renforcer les échanges de personnel avec l'étranger, et appelle à de meilleures garanties en matière de transport maritime et d'emploi pour les entreprises étrangères.
La semaine passée, le ministère des Finances avait fait des annonces. Cette fois-ci, pour sortir le secteur immobilier de la crise. À cette occasion, la chaîne CCTV avait indiqué que les dispositifs fiscaux concernant les transactions immobilières seront renforcés. En parallèle, la deuxième ville du pays, Shanghai, elle, devrait réduire certaines taxes sur les transactions immobilières dès le 1er décembre, selon les médias d'État.
Pour Pékin, faire repartir ce secteur immobilier revêt un enjeu majeur. Et pour cause, il a représenté jusqu'à un quart du PIB. Mais le durcissement de l'accès au crédit acté par le gouvernement et la baisse des prix du marché immobilier ont envoyé des signaux négatifs aux Chinois, depuis la sortie de la crise sanitaire. Résultat, les ménages ne se pressent plus pour investir dans la pierre.
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Malgré toutes ses mesures de relance, un élément est venu assombrir l'horizon pour le gouvernement chinois : l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Avant même son accession au pouvoir, le milliardaire avait promis de mettre en place des droits de douane « terribles » dans l'objectif de protéger les entreprises américaines.
Et, concrètement, le président élu pourrait aller jusqu'à mettre en place des droits de douane de 60% sur les produits chinois, dès le début de l'année prochaine. Une perspective qui inquiète Pékin. L'exécutif a appelé, dès l'élection de Donald Trump, à une « coopération » entre les deux puissances plutôt qu'à une « confrontation ».
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C'est donc logiquement que le président chinois, Xi Jinping, a déclaré la semaine dernière au président américain sortant Joe Biden que Pékin « s'efforcerait d'assurer une transition en douceur » et était prêt à travailler avec l'administration Trump. D'ici la fin de l'année, la Chine vise toujours une croissance de 5% en 2024. Le Premier ministre, Li Qiang, ayant indiqué « être pleinement confiant » pour atteindre cet objectif. Et ce, sans s'étendre sur l'année à venir.
(Avec AFP)
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