Conflit syrien : Donald Trump a rencontré le chef de la diplomatie russe

 |   |  438  mots
Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, a rencontré Donald Trump ce mercredi 10 mai, notamment pour évoquer le conflit syrien.
Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, a rencontré Donald Trump ce mercredi 10 mai, notamment pour évoquer le conflit syrien. (Crédits : Reuters)
Donald Trump a reçu, mercredi 10 mai, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Lors de cette rencontre, ils ont principalement discuté de la guerre en Syrie.

"Nous avons eu un très, très bon entretien avec M. Lavrov", a commenté le président américain, devant la presse. Mercredi 10 mai, Donald Trump a reçu à la Maison-Blanche le ministre russe des Affaires étrangères. Lors de cette rencontre, les deux hommes auraient principalement échanger à propos de la guerre en Syrie.

"Nous souhaitons voir la fin de la tuerie, de cette horrible tuerie en Syrie aussi vite que possible et tout le monde travaille dans ce sens", a expliqué Donald Trump.

Le chef de la diplomatie russe n'a pas manqué de souligner les différences entre les relations russo-américaines sous l'administration Trump et sous Obama.

"Notre dialogue désormais est libre de la tendance à l'idéologie qui était caractéristique de l'administration Obama. [...] Les membres de la nouvelle équipe au pouvoir à Washington veulent obtenir des accords pas pour montrer leurs réussites à l'aune de leurs préférences idéologiques mais seulement dans le but de résoudre des points précis", a expliqué Sergueï Lavrov, lors d'une conférence de presse à l'ambassade russe.

Une coopération russo-américaine à venir ?

Depuis l'arrivée au pouvoir du président américain, Sergueï Lavrov est le dirigeant russe le plus important qu'il reçoit. Pendant la campagne présidentielle, Donald Trump avait promis qu'il chercherait à nouer des liens avec le Kremlin. Mais le dossier syrien a compliqué la tâche.

Début avril, les Américains avaient imputé un bombardement à l'arme chimique en Syrie, au régime de Bachar al-Assad, soutenu militairement par Moscou depuis fin 2015. Washington n'avait pas tardé à répliquer par des tirs de missiles contre une base militaire syrienne.

Lire aussi: Trump lance ses missiles Tomahawk sur al-Assad après l'attaque chimique en Syrie

Avec cette rencontre, les deux hommes politiques ont, semble-t-il, adopté un ton plus conciliant. Du côté américain, Trump a évoqué une possible "coopération pour résoudre les conflits au Proche-Orient et ailleurs" tandis que le Russe a estimé que, malgré les difficultés, les deux pays "peuvent et doivent contribuer ensemble à la résolution des problèmes les plus urgents de la scène internationale".

La visite de Sergueï Lavrov a eu lieu quelques heures seulement après que James Comey, directeur du FBI, ait été limogé par Donald Trump. Celui-ci dirigeait l'enquête sur les soupçons d'ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle américaine. Ce à quoi le chef de la diplomatie russe a choisi de répondre avec ironie:"Il a été limogé ? Vous plaisantez, vous plaisantez !"

Lire aussi: Limogeage du directeur du FBI : cinq dates pour comprendre l'affaire

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/05/2017 à 14:23 :
Je ne sais pas ce que Trump a en tête, mais licencier le président du FBI, qui enquêtait sur les relations entre l'équipe Trump et la Russie., tombe à point nommé. il aurait voulu faire un cadeau à Lavrov et à la Russie, il ne s'y serait pas pris autrement.
Réponse de le 11/05/2017 à 16:52 :
@Ptolémée: les médias américains et ses collègues du FBI se demandent encore pourquoi il a été viré, mais toi tu sais ! bravo. Les US ne sont pas la France, à savoir que les journalistes ne sont pas à la solde du pouvoir, et je suis certain que Comey va donner sa version des faits rapidement. Mais bon, pour l'instant, on s'en tiendra à la tienne puisque tu sembles diner régulièrement avec la reine d'Angleterre, Merkel et Macron :-)
a écrit le 11/05/2017 à 13:19 :
Lavrov n'est pas un rigolo, c'est un diplomate de carrière qui parle couramment plusieurs langues :-)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :