Contrefaçon : Amazon a détruit 6 millions de produits en 2022, le double en un an
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Amazon va faciliter la resiliation du service prime dans l'ue
Pascal Rossignol
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Amazon va faciliter la resiliation du service prime dans l'ue
Pascal Rossignol
La destruction de produits contrefaits va crescendo d'années en années chez Amazon. Le géant américain en a en effet détruit six millions dans le monde en 2022, contre trois millions en 2021 et deux millions en 2020, d'après son rapport annuel de Protection des marques rendu public ce mardi 4 avril. « Les contrefacteurs ciblent large », du luxe aux produits du quotidien, a déclaré à la presse Dharmesh Mehta, vice-président d'Amazon en charge des services aux vendeurs partenaires.
Par ailleurs, plus de 800.000 tentatives de création de comptes vendeurs ont été bloquées par le géant du commerce en ligne en 2022. C'est bien moins que les années précédentes (2,5 millions en 2021 et 6 millions en 2020). « Nos contrôles préventifs fonctionnent », s'est vanté Amazon.
L'entreprise l'explique par le fait qu'elle exige de ses vendeurs partenaires des informations très détaillées sur leur identité, leur adresse, leurs comptes bancaires. Elle organise même des entretiens vidéo entre des employés d'Amazon et ces vendeurs, destinés à vérifier les données. L'année dernière, Amazon a poursuivi en justice ou signalé aux autorités compétentes plus de 1.300 contrevenants présumés aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Europe et en Chine, soulignant travailler avec de grandes marques telles que Cartier.
L'entreprise dit avoir consacré plus de 1,2 milliard de dollars dans la lutte contre la contrefaçon, contre 700 millions d'euros en 2020. Il a aussi employé plus de 15.000 personnes, dont des développeurs de logiciels d'intelligence artificielle et des enquêteurs spécialisés.
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Il faut dire que la vente de contrefaçons sur sa plateforme pourrait à terme lui coûter cher. La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a en effet ouvert la voie en décembre à une responsabilité des plateformes. Saisie par le chausseur de luxe Christian Louboutin, dans le cadre de recours déposés en 2019 au Luxembourg et en Belgique contre Amazon concernant la vente de produits de contrefaçon sur son site. LA CJUE a estimé que le géant américain pourrait être considérée comme « faisant lui-même l'annonce pour de faux produits de la célèbre marque de chaussures vendues sur son site par un vendeur tiers ». Pour la cour, il existe une confusion pour le consommateur, qui « a l'impression que c'est Amazon qui commercialise le produit ». L'avis de la CJUE ne vaut toutefois pas condamnation. Il appartient aux deux juridictions nationales de se prononcer, en tenant compte de la décision européenne.
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(Avec AFP)
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