Pour lutter contre la contrefaçon, Leboncoin ouvre sa modération aux marques imitées
François Manens
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Charles Platiau
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Avec entre 800.000 et 1 million de nouvelles annonces de vente déposées sur son site chaque jour, Leboncoin doit faire un très gros travail de tri des offres frauduleuses. En tant qu'hébergeur de contenus au regard de la loi, la plateforme a l'obligation -depuis la loi de confiance dans l'économie numérique de 2004- de surveiller son site et de supprimer les annonces frauduleuses.
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Pour y parvenir au mieux, l'entreprise a racheté en 2018 la startup Videdressing. Si l'opération visait avant tout à intégrer le paiement à son offre, elle lui a aussi apporté de nouvelles technologies ainsi que des compétences de lutte contre la contrefaçon. May Berthelot, directrice judiciaire de la jeune pousse -et figure connue du milieu de la mode- a ainsi été nommée responsable réputation et lutte anti-contrefaçon chez Leboncoin. A l'occasion du Forum international de la cybersécurité (FIC), qui se tient du 7 au 9 juin à Lille, la juriste a détaillé la stratégie du groupe, pour le moins surprenante. En plus des outils traditionnels, Leboncoin a ouvert sa modération à des entreprises imitées, au travers du "programme Handcheck". "Dans la lutte anti-contrefaçon, nous pensons que c'est la collaboration entre différents acteurs qui nous permettra d'atteindre nos buts communs", défend May Berthelot.
François Manens