COP26 : la France est-elle aussi exemplaire que l'affirme Emmanuel Macron ?
Maxime Hanssen
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Emmanuel Macron à Glasgow, lors de la COP26, le 1er novembre 2021.
Reuters
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Emmanuel Macron à Glasgow, lors de la COP26, le 1er novembre 2021.
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A Glasgow, ville-hôte de la 26ème conférence des parties de l'ONU pour le Climat, Emmanuel Macron a axé notamment son discours du 1 novembre en exhortant les pays à retrouver de "l'ambition" dans "leurs stratégies nationales" de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Objectif : tenir la trajectoire définie lors des Accords de Paris, à savoir une hausse des températures contenues - idéalement - à 1,5°C. Le chef de l'État n'a pas hésité à fustiger "les gros émetteurs" dont les stratégies nationales ne sont pas conformes, estime-t-il.
Mais le discours de la France est-il crédible par rapport à ses actes, particulièrement quand Emmanuel Macron clame que "le leadership exige l'exemplarité" ? Petit tour d'horizon de la trajectoire carbone du pays à horizon 2030.
Au terme des Accords de Paris, le pays s'est fixé un objectif de réduction de ses émissions territoriales de gaz à effet de serre (GES) de -40 % en 2030 par rapport à leur niveau de 1990. Le mot territorial est ici important car il exclut de fait les émissions importées : quand une entreprise de l'Hexagone sous-traite par exemple la production d'un équipement en Chine, ou qu'un Français achète un produit à l'autre bout du monde, les émissions liées sont comptabilisées dans le pays de production, et non pas au sein du marché final.
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Cet objectif 2030 - appelé objectif intermédiaire et pour lequel Emmanuel Macron a rappelé son importance ce lundi lors de son discours - doit mener la France à la neutralité carbone à l'horizon 2050." "Le défi qui est le nôtre pour savoir si cette COP est une réussite ou pas, c'est le rendez-vous des résultats intermédiaires", a-t-il rappelé lundi.
Maxime Hanssen