Coupure des livraisons de gaz : face à la pression russe, l’UE parie sur sa solidarité énergétique
Juliette Raynal
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Gary Cameron
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Le 27 avril Gazprom, le géant gazier russe, a stoppé net ses livraisons vers la Pologne et la Bulgarie, prétextant qu'ils ne payaient pas leur contrat en roubles, comme l'exige Moscou. Cette énième provocation du Kremlin, depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février dernier, est vue par la Commission européenne comme un moyen de susciter la peur au sein des pays membres de l'UE et de briser la solidarité européenne. Solidarité qui repose, entre autres, sur un vaste réseau d'interconnexions gazières, tissé au cours des huit dernières années.
Cette préparation, à laquelle fait référence la présidente de l'exécutif européen, ne date pas d'hier. Elle remonte en réalité à 2009, après que l'Europe ait traversé sa première crise gazière. Cette année-là, un différend entre l'Ukraine et Gazprom avait conduit à une rupture des approvisionnements vers une dizaine de pays européens.
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"Dès 2009, un groupe de coordination gazière a vu le jour", explique-t-on à la Commission. Celui-là même qui a été convoqué hier en urgence, après que Gazprom ait coupé ses robinets vers la Pologne et la Bulgarie. "Il est constitué d'experts de chaque pays membre, qui se réunissent régulièrement à Bruxelles", nous explique-t-on.
Surtout, en 2014, alors que la Russie annexe la Crimée, l'Union européenne lance un vaste programme pour assurer sa sécurité énergétique.
Juliette Raynal