Désindustrialisation, régulation des GAFA, taxation des milliardaires, coût de la vie… face au Congrès, le président américain n'a éludé aucun enjeu économique dans un discours populaire aux airs de campagne.L'économie a occupé une place centrale dans le discours sur l'état de l'Union de Joe Biden. Face au Congrès, le président de 80 ans, qui songe à se représenter en 2024 comme en témoigne son discours aux accents de campagne, a notamment affirmé vouloir « finir le travail », et rendre à l'Amérique sa « fierté », son « unité » et sa prospérité.
« Nous devons être la nation que nous avons toujours été quand nous étions au sommet : optimiste, pleine d'espoir, tournée vers l'avenir », a clamé Joe Biden sur un ton optimiste et détendu.
Moins touchés par l'inflation, les pénuries et la crise de l'énergie, les Etats-Unis sont « en meilleure position que n'importe quel pays dans le monde » pour relancer leur économie malgré les effets de la guerre en Ukraine et du Covid-19, a-t-il souligné.
Justice fiscale, régulation des prix des médicaments
Au fil de son discours, Joe Biden a aussi assuré comprendre les fins de mois difficiles, consacrant l'essentiel de son allocution de plus d'une heure aux problèmes de la vie quotidienne, suggérant par exemple de plafonner le prix de l'insuline. A l'inverse, il a jugé « scandaleux » les profits mirobolants des compagnies pétrolières, appelant également à créer une « taxe minimale » sur les milliardaires.
« Le système fiscal n'est pas juste », a déclaré le président étatsunien. « Je propose de quadrupler les impôts » concernant les rachats d'actions « pour encourager les investissements sur le long terme », a-t-il également avancé lors de son discours sur l'état de l'Union.