Pourquoi les « midterms » sont aussi un référendum sur les « Bidenomics »
Guillaume Renouard
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JONATHAN ERNST
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Ce mardi, les Américains se rendent aux urnes dans les cadre des élections de mi-mandat (ou « midterms »), afin d'élire leurs représentants aux deux chambres du Congrès, qui contrôle le pouvoir législatif aux États-Unis. Les sondages prévoient pour la plupart un basculement de la Chambre des Représentants (la chambre basse du Congrès) dans le camp des républicains.
La course au contrôle du Sénat (chambre haute) demeure quant à elle une grande inconnue, démocrates et républicains ayant tous deux de bonnes chances de l'emporter, dans une élection qui risque de se jouer à une poignée de sièges près. Depuis janvier 2021, les démocrates bénéficient d'une marge microscopique au Sénat, les deux camps comptant chacun 50 sénateurs, et la majorité démocrate étant assurée par Kamala Harris qui, en tant que vice-présidente, confère une voix supplémentaire à son parti.
Si des problématiques comme le droit à l'avortement, la hausse de la criminalité et la protection de l'environnement sont toutes importantes aux yeux des électeurs, les sondages montrent les uns après les autres que l'économie (et en particulier l'inflation) est largement en tête de leurs priorités. Ces élections vont donc aussi prendre la forme d'un référendum sur les politiques économiques conduites par Joe Biden depuis son élection, qualifiées outre-Atlantique, en vertu d'une tradition remontant à la présidence Reagan, de « Bidenomics. »
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Le président a en effet profité de sa majorité aux deux chambres du Congrès pour lancer durant les deux premières années de son mandat un ambitieux programme de relance économique d'inspiration keynésienne. L'objectif : stimuler la reprise après le marasme économique entraîné par la pandémie. Mais aussi réindustrialiser le pays (notamment à travers les énergies propres) et renforcer son autonomie dans les industries critiques. Sur ces deux derniers points, l'aspect écologique mis à part, il a d'ailleurs repris le virage amorcé par Donald Trump après des décennies de consensus autour du libre-échange, tout en gommant les excès rhétoriques de son prédécesseur.
Guillaume Renouard