La réponse de l'UE au plan de soutien de Biden à l'industrie américaine est-elle à la hauteur ?
Paul Marion
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Ursula Von der Leyen et Joe Biden au sommet du G20 à Bali en novembre.
Reuters
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Ursula Von der Leyen et Joe Biden au sommet du G20 à Bali en novembre.
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Ursula von der Leyen a-t-elle pris la mesure du danger que représente l'IRA (Inflation Reduction Act) pour l'industrie européenne ? Il est permis d'en douter à écouter ses déclarations de mercredi. « Nous nous félicitons de cela (ndlr: l'IRA). Nous soutenons depuis longtemps que la lutte contre le réchauffement climatique est une nécessité », s'est réjouie la présidente de la Commission européenne à l'occasion de la présentation du plan vert européen, se disant néanmoins soucieuse que l'Europe joue « à armes égales dans la compétition mondiale » avec les Etats-Unis.
Depuis plusieurs mois, les chefs d'Etat européens somment Bruxelles de calibrer une riposte européenne aux 400 milliards d'euros de subventions de la Maison Blanche en faveur de la relocalisation des industries vertes (batteries, énergie, mobilité...). Les industriels du Vieux continent reconnaissent eux-mêmes que la tentation est grande de délocaliser ou de réorienter des projets industriels de l'Europe vers les Etats-Unis.
L'appel de l'Amérique est d'autant plus fort qu'elle offre en plus des subventions à la production, des aides à l'achat de made in USA et des des prix de l'énergie imbattables, jusqu'à six fois moins chers.
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En réaction, la Commission européenne esquisse un assouplissement réglementaire, en phase avec ce que Paris demande. Mercredi, Ursula von der Leyen a proposé de simplifier l'octroi de permis pour construire des usines, l'extraction et le conditionnement de métaux critiques sur le sol européen et surtout les aides d'Etat aux industries vertes, y compris par des incitations fiscales. Aussitôt annoncée, cette dernière avancée a été relativisée. Si les règles de subvention aux industries sont allégées, cela a vocation à être limité dans le temps, et en volume comme l'a rappelé la zélée commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager.
Paul Marion