Discours de Trump sur l'état de l'Union : ce qu'il faut retenir

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A neuf mois des élections de mi-mandat, l'enjeu est de taille pour le président américain qui cherche à élargir sa base et attirer un large électorat pour éviter de faire perdre aux républicains leur majorité au Congrès.
A neuf mois des élections de mi-mandat, l'enjeu est de taille pour le président américain qui cherche à élargir sa base et attirer un large électorat pour éviter de faire perdre aux républicains leur majorité au Congrès. (Crédits : KEVIN LAMARQUE)
Lors de son discours de l'état de l'Union, Donald Trump s'est posé en rassembleur appelant démocrates et républicains à travailler ensemble, sans pour autant renoncer à sa ligne dure sur l'immigration.

Face au Congrès réuni au grand complet, le président des États-Unis a lancé mardi 30 janvier un appel au rassemblement à l'issue d'une première année au pouvoir marquée par les divisions et une avalanche de polémiques et de scandales. Au plus bas dans les sondages, sous la menace de l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l'interférence russe dans la campagne, M. Trump s'est tenu à l'écart des critiques frontales de ses adversaires. Et il a esquissé des pistes de coopération avec les démocrates, de l'immigration aux infrastructures. Voici les principaux points du discours sur l'état de l'Union prononcé par Donald Trump devant les élus américains.

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Un graphique de notre partenaire Statista

■ sur l'économie

Le chef d'État n'a pas manqué de revenir sur le succès de l'économie américaine. "La Bourse a battu des records les uns après les autres", s'est félicité l'ancien présentateur de téléréalité, insistant sur les bienfaits de sa réforme fiscale.

"Pendant de nombreuses années, les entreprises et les emplois ne faisaient que quitter le pays. Mais maintenant, ils font leur grand retour, ils reviennent", a assuré le président.

■ Sur le plan d'investissements

"Nous allons construire de nouvelles routes étincelantes, des ponts, des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables à travers le pays", a promis Donald Trump en référence à sa promesse de campagne de moderniser les infrastructures américaines.

Il a demandé au Congrès d'appuyer un plan d'investissement "d'au moins 1.500 milliards de dollars" pour développer ces réseaux vieillissants.

■ Sur l'immigration

Donald Trump a réitéré mardi sa volonté de durcir la politique d'immigration, en affirmant que les frontières trop poreuses des États-Unis avaient coûté de "nombreuses vies", lors de son premier discours sur l'état de l'Union.

"Pendant des décennies, les frontières ouvertes ont permis à la drogue et aux gangs de déferler sur nos communautés les plus vulnérables. Elles ont permis à des millions de travailleurs mal payés d'entrer en concurrence pour les emplois et les salaires avec les Américains les plus pauvres. Encore plus tragiquement, elles ont coûté la perte de nombreuses vies innocentes", a déclaré le président américain.

Il a par ailleurs évoqué la situation des "Dreamers", entrés illégalement sur sol américain lorsqu'ils étaient mineurs, assurant que la proposition de naturaliser 1,8 million de sans-papiers en échange du financement du mur à la frontière mexicaine "devrait être soutenue par les deux partis en tant que compromis juste, où personne n'obtient tout ce qu'il voulait, mais où notre pays obtient la réforme essentielle dont il a besoin".

■ Sur les États "rivaux"

Donald Trump a évoqué les pays "rivaux" des États-Unis "comme la Chine et la Russie" affirmant que ces derniers menacent "nos intérêts, notre économie et nos valeurs" et que face à eux "la faiblesse est la voie la plus sûre vers le conflit".

Pour assurer la "puissance" de Washington, le président américain a demandé au Congrès de voter les crédits nécessaires pour l'armée américaine, notamment pour "moderniser et reconstruire notre arsenal nucléaire" afin de "le rendre si fort et si puissant qu'il dissuadera toute agression".

■ Sur Guantanamo

"Je viens juste de signer un décret ordonnant" au ministre de la Défense Jim Mattis "de réexaminer notre politique d'incarcération militaire et de maintenir ouvertes les installations carcérales de Guantanamo Bay", a annoncé le milliardaire.

Sa volonté de garder ouverte cette prison marque une nette rupture avec les tentatives répétées et finalement vaines de son prédécesseur Barack Obama de fermer le site controversé.

■ Sur l'Iran

"L'Amérique se tient au côté du peuple iranien dans sa lutte courageuse pour la liberté", a affirmé M. Trump dans une allusion aux manifestations qui ont récemment secoué l'Iran.

"Lorsque les Iraniens se sont soulevés contre les crimes de leur dictature corrompue, je ne suis pas resté silencieux", a-t-il fait valoir tout en demandant "au Congrès de résoudre les problèmes fondamentaux du désastreux accord sur le nucléaire iranien" qu'il n'a de cesse de critiquer.

■ Sur la Corée du Nord

"Aucun régime n'a opprimé ses propres citoyens" aussi "brutalement que la dictature cruelle de Corée du Nord", a déclaré le président américain qui a fait des ambitions nucléaires de Pyongyang le défi international numéro un de son administration.

"La dangereuse quête de missiles nucléaires par la Corée du Nord pourrait très prochainement menacer notre territoire", a-t-il mis en garde.

> Lire aussi : Ce qu'a dit (et n'a pas dit) Donald Trump à Davos

(Avec agences)

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Commentaires
a écrit le 01/02/2018 à 12:34 :
De puis Que Trump et president de l Amérique le monde vas tres mal Avec des kamikazes comme ErDoGaN Poutine ai kim kong korre tres dangereux attention erdogan ???
a écrit le 01/02/2018 à 9:09 :
Il est toujours plus intéressant d'avoir un clivage a l'extérieur d'un pays plutôt qu'a l’intérieur comme c'est le cas pour l'UE de Bruxelles et des pays ayant adhérer a son dogme!
a écrit le 01/02/2018 à 8:59 :
Orange is the new black aurait dit Obama (d'après Trump )
a écrit le 31/01/2018 à 21:52 :
1 500 milliards de travaux, c'est bien beau mais vu qu'il a décidé de moins taxer les multinationales, avec quel argent?
Vu dans un autre article, il veut augmenter le budget militaire de 7%, avec quel argent?
Et pendant ce temps là, la FED remonte lentement ses taux, il avait promis un mur, les USA vont commencer à le voir dans 1 an.
a écrit le 31/01/2018 à 19:24 :
En parlant des grands chantiers publics j'ai vu qu'en france nous étions passés de la première place européenne à la septième concernant la qualité de nos routes.

Mais bon il faut encore plus de rigueur de de coupes budgétaires soit disant en UE...

Sinon malgré les rengaines anti trump des soldats européistes néolibéraux qu'on est obligé de se coltiner ici en permanence, enfin non j'exagère je ne les lis plus depuis longtemps, on peut dire que trump ça fait un peu comme le brexit, sur le coup c'est la fin du monde puis un an après ben finalement c'est pas si mal que ça hein....
a écrit le 31/01/2018 à 18:05 :
Il parait évident que l'on ne gouverne pas un pays en exacerbant les différences, ou par l'exclusion.

Je ne suis toujours pas convaincu par son modèle de repli sur soi. Les infrastructures cela occupe le temps d'un cycle économique, mais quand on a fini d’infra-structurer... ? Au moins cela laisse du temps à l'Europe pour rattraper le retard dans les nouvelles technologies et pour apprendre à se coordonner en ce qui concerne le règlement de conflits internationaux.
Réponse de le 01/02/2018 à 1:16 :
J’ai compris que vous plaisantiez quand vous avez ecrit que l’UE pourra ratrapper son retard dans les nouvelles technologies.

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