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Dopée par la consommation, la croissance américaine accélère

latribune.fr

Publié le 25 juillet 2024 à 15:50 - Mis à jour le 25 juillet 2024 à 15:53

Kamala Harris et le président Biden.

Kamala Harris et le président Biden.

Leah Millis

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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L'économie américaine a vu sa croissance rebondir au deuxième trimestre, à +2,8%. « Nous avons l'économie la plus puissante au monde », s'est ainsi félicité le président Joe Biden. Une bonne nouvelle également pour Kamala Harris, la candidate démocrate en campagne qui lui succède dans la course à la Maison Blanche.

Un sursaut inattendu pour l'économie américaine. Alors que le premier trimestre 2024 semblait présenter les signes d'un ralentissement, dépassant finalement les attentes, le deuxième a marqué un sursaut inattendu de la croissance portée par la consommation et l'investissement.

En effet, entre avril et juin, la progression du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis s'est de nouveau accélérée, à 2,8% en rythme annualisé, contre 1,4% au premier trimestre, selon la première estimation du département du Commerce, publiée ce jeudi. Une surprise pour les analystes qui anticipaient une accélération plus modeste, à 1,9% pour la période entre avril et juin, selon le consensus publié par briefing.com.

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En la comparant au trimestre précédent, comme la plupart des économies avancées, la croissance atteint 0,7%, contre 0,4% sur le premier trimestre par rapport au dernier de l'année 2023. Il est à noter que ces données sont ajustées de l'inflation, c'est-à-dire que le calcul exclut les effets de la hausse des prix.

«Le ralentissement des trois premiers mois de l'année s'est avéré être temporaire et la réaccélération de la croissance devrait réduire les inquiétudes concernant la solidité de la période d'expansion» que connaît actuellement l'économie américaine, a estimé dans un commentaire le chef économiste d'Oxford Economics, Ryan Sweet.

Le département du Commerce explique cette accélération de la croissance par une « hausse des dépenses de consommation, tant dans les biens que les services » mais aussi une « progression de l'investissement privé dans les stocks ». Parmi les principaux secteurs contributeurs, on trouve notamment le commerce de détail et de gros, ainsi que la santé, le logement ou encore la vente de véhicules moteurs et de biens d'équipement durables.

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Le président Joe Biden s'est rapidement félicité jeudi dans un communiqué, des bons chiffres de croissance qui viennent confirmer, selon lui, que « nous avons l'économie la plus puissante au monde » après avoir pris la tête du pays « au milieu de la pire crise économique depuis la Grande dépression » de 1929.

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Ces données sont une bonne nouvelle pour le président américain Joe Biden mais plus encore pour sa vice-présidente, Kamala Harris, désormais candidate démocrate à l'élection présidentielle du 5 novembre et qui veut faire de la bonne tenue de l'économie américaine un de ses arguments majeurs. Pour rappel, le président américain a annoncé dimanche son retrait surprise de la course à la Maison Blanche, après un débat raté fin juin et plusieurs semaines d'appels de démocrates, certains publiquement et d'autres en privé, à ce qu'il renonce, l'estimant incapable de battre le républicain à l'élection de novembre.

Propulsée sur le devant de la scène après avoir vécu des années dans l'ombre de Joe Biden, Kamala Harris n'a que quelques semaines pour imprimer sa marque face Donald Trump qui l'a déjà appelé de « cinglée de la gauche radicale ». D'autant que son programme économique reste encore flou. Qui plus est, la quinquagénaire fait face à une équation extrêmement délicate : celle de ne pas renier le bilan du dirigeant tout en insufflant un nouveau souffle à la campagne.

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Les investisseurs espèrent plusieurs baisses des taux

En revanche, les bons chiffres de la croissance pourraient inquiéter les investisseurs qui espèrent voir les signes d'un ralentissement de l'économie américaine se multiplier. Ils comptent ainsi entrevoir la perspective que la Réserve fédérale (Fed), la banque centrale américaine, commencera à abaisser ses taux lors de sa réunion de septembre, la dernière avant le scrutin présidentiel.

Le département du Commerce doit publier vendredi l'indice PCE, celui utilisé par la Fed pour déterminer sa politique monétaire. Or, si l'inflation a fortement ralenti au cours de l'année 2023, elle s'est stabilisée à un niveau supérieur à l'objectif de long terme de 2% de la Fed, incitant cette dernière à temporiser alors que les marchés avaient débuté l'année en espérant trois baisses des taux en 2024.

«Pour la Fed, ces données soutiennent l'idée d'une approche prudente même, avec l'inflation qui ralentit peu à peu, nous pensons toujours qu'une baisse des taux reste le scénario le plus plausible», a estimé de la cheffe économiste de HFE, Rubeela Farooqi, dans une note.

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Désormais la banque centrale américaine devrait se limiter à une seule baisse de taux, qui ne devrait donc pas intervenir à la prochaine réunion de son comité de politique monétaire (FOMC), qui se déroulera les 30 et 31 juillet. Les marchés prévoient en effet toujours la première baisse pour la réunion des 17 et 18 septembre, selon l'outil de suivi FedWatch de CME Group, mais les investisseurs espèrent également que le dernier trimestre sera marqué par deux baisses supplémentaires.

(Avec AFP)

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