Douche froide sur le front de l'emploi aux États-Unis en avril
latribune.fr
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
LT
latribune.fr
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
LT
Le nouveau président Biden a fait de l'emploi une priorité. Mais outre-Atlantique, avec seulement 266.000 emplois créés, les chiffres ont été décevants pour la première économie mondiale. On est même loin du million de créations attendu par un consensus d'analystes, et même au-delà pour les plus optimistes d'entre eux, croyants fermement à la reprise économique portée par la campagne de vaccination accélérée contre le Covid-19 qui aura permis d'assouplir les mesures de restriction d'activités. En réalité, les employeurs américains ont été notamment à la peine pour recruter dans les secteurs peu qualifiés et mal payés.
Ce revirement est d'autant plus surprenant que la dernière semaine du mois d'avril a même vu les inscriptions au chômage repasser sous la barre des 500.000, pour la première fois depuis mars 2020. Cela reste toutefois deux fois plus élevé que le niveau d'avant la pandémie.
L'une des explications, mise en avant par l'opposition républicaine, est que les candidats potentiels ne sont pas encouragés à retourner au travail alors qu'ils bénéficient d'allocations chômage généreuses, grâce au plan d'aide du président américain démocrate. L'une des difficultés tient aussi au fait qu'une partie des écoles reste fermée aux Etats-Unis, au moins partiellement.
En avril, le taux de chômage est même reparti en légère hausse, alors qu'il reculait depuis le mois de mai, a annoncé vendredi le département du Travail.
Les gains d'emplois créés dans les loisirs, l'hôtellerie et les services, notamment, ont été effacés par les pertes enregistrées dans les services d'aide temporaire et de livraison de courrier entre entreprises, détaille le ministère.
Le taux de chômage s'établit à 6,1%, contre 6% en mars, quand les analystes le voyaient reculer à 5,8%.
À lire également
Autre mauvaise nouvelle, les données de mars ont été révisées en forte baisse, et ce sont finalement 770.000 emplois qui ont été créés et non 916.000 comme annoncé initialement. En revanche, février a été un peu meilleur qu'initialement annoncé, avec 536.000 emplois créés au lieu de 468.000.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

latribune.fr
Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France