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Économie américaine : « Si je ne suis pas élu, ce sera une boucherie pour le pays », lance Donald Trump

latribune.fr

Publié le 17 mars 2024 à 08:54 - Mis à jour le 17 mars 2024 à 15:49

L'ex-président, candidat républicain à l'élection américaine de novembre, a présenté ce scrutin comme un tournant dans l'histoire du pays (photo d'archives).

L'ex-président, candidat républicain à l'élection américaine de novembre, a présenté ce scrutin comme un tournant dans l'histoire du pays (photo d'archives).

Alyssa Pointer

Le Quotidien Numérique

27 juin 2026

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Lors d'un meeting samedi dans l'Ohio, le candidat républicain a évoqué la potentielle « boucherie » pour l'économie américaine s'il n'était pas élu face au président sortant démocrate Joe Biden.

« Le 5 novembre sera la date la plus importante de l'histoire de notre pays », a fait valoir Donald Trump lors d'un meeting de son parti samedi à Vandalia, dans l'Ohio (nord). L'ex-président, candidat républicain à l'élection américaine de novembre, a présenté ce scrutin comme un tournant dans l'histoire du pays, évoquant une « boucherie » pour l'économie des Etats-Unis s'il n'était pas élu face au sortant démocrate Joe Biden.

Pour rappel, Joe Biden et son rival Donald Trump ont obtenu dès mardi assez de délégués pour s'assurer l'investiture de leur parti pour l'élection présidentielle de novembre. Décrivant ainsi sa victoire aux primaires républicaines comme « la plus rapide jamais remportée », il a souligné que cela signifiait aussi une attente de plus de sept mois avant le match retour de l'élection de 2020.

«C'est une éternité quand vous avez des gens incompétents à la tête du pays et qui le conduisent à sa perte», a-t-il lancé.

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Imbroglio autour du commerce extérieur

Critiquant ce qu'il a décrit comme des projets chinois de construire des voitures au Mexique et de les vendre aux Américains, il a affirmé vouloir « imposer un droit de douane de 100% sur chaque véhicule qui sortira d'usine ». « Ces voitures seront invendables si je suis élu », a-t-il ajouté, estimant à contrario que les menaces pesant sur l'industrie automobile américaine seraient « le moindre des soucis » des Etats-Unis en cas de reconduction de Joe Biden.

«Si je ne suis pas élu, ce sera une boucherie pour le pays», a affirmé Donald Trump, semblant évoquer une détérioration de la situation économique dans cette hypothèse.

Déjà lors de son mandat, Donald Trump avait fortement augmenté les droits de douanes contre des produits chinois afin de forcer Pékin à négocier un rééquilibrage de la balance commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales.

Son successeur, et potentiel concurrent démocrate pour les élections de novembre prochain, le président Joe Biden, a de son côté fait le choix d'une politique ciblant plus spécifiquement des restrictions d'exportations vers la Chine de produits technologiques. L'administration américaine a aussi favorisé une réduction des investissements américains dans l'Empire du Milieu.

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Plus largement sur la politique du commerce extérieur, le candidat républicain Donald Trump a défendu lundi, lors d'une interview accordée à CNBC, sa volonté d'imposer des droits de douane de 10% aux produits importés aux Etats-Unis, assurant qu'une baisse des impôts en limitera les effets pour les consommateurs américains. Et si Trump continue de cibler la Chine, il a également assuré qu'il n'épargnerait pas l'Union européenne (UE), estimant que les Européens profitent « de nous au moins autant que la Chine, mais ils le font avec le sourire ».

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«Un moment sans précédent dans l'Histoire »

L'équipe de campagne du président Biden a réagi aux propos ambigus de l'ancien président, abondamment commentés sur les réseaux sociaux, avec un communiqué le qualifiant de « perdant » du scrutin présidentiel de 2020, qui « redouble ses menaces de violence politique ». « Il veut un autre 6 janvier », a déclaré l'équipe de Joe Biden, en référence à l'attaque du Capitole par des partisans de Donald Trump en 2021, « mais les Américains vont lui infliger une nouvelle défaire électorale en novembre car ils continuent de rejeter son extrémisme, son goût pour la violence, et sa soif de revanche ».

De son côté, l'ancien vice-président de Donald Trump, Mike Pence, a annoncé vendredi qu'il ne soutiendrait pas le milliardaire républicain lors de la présidentielle de novembre. Après des années de loyauté indéfectible, il a changé de ton à la suite de l'assaut contre le Capitole, qui a ébranlé la démocratie américaine le 6 janvier 2021.

Joe Biden s'est ensuite exprimé directement pendant un dîner à Washington, lors duquel il a également mis en garde contre « un moment sans précédent dans l'Histoire ».

«La liberté est prise d'assaut (...) Les mensonges sur l'élection de 2020, le complot visant à la remettre en cause et à rejoindre l'insurrection du 6 janvier constituent la plus grande menace pour notre démocratie depuis la guerre de Sécession», a-t-il déclaré. «En 2020, ils ont échoué, mais (...) la menace demeure», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, l'âge avancé des deux candidats à la présidentielle de novembre -81 ans pour Joe Biden et 77 pour Donald Trump- est un sujet récurrent de la campagne, qui s'annonce particulièrement acrimonieuse, avec des attaques croisées sur la forme physique et les capacités cognitives des prétendants à la maison Blanche. Mais le président démocrate a aussi balayé avec humour les inquiétudes sur son âge. « L'un des candidats est trop vieux et mentalement inapte pour être président », a-t-il déclaré. « L'autre, c'est moi ».

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Le procès pénal de Trump à New York devant commencer le 25 mars est reporté

Le procès pénal de Donald Trump prévu à partir du 25 mars à New York dans une affaire de paiements dissimulés à une actrice de films X est reporté, a décidé vendredi un juge de Manhattan. « Le procès sur cette affaire est ajourné de 30 jours à compter de la date » du 14 mars, à laquelle le procureur de Manhattan a donné son feu vert pour que les débats soient repoussés d'un mois, a tranché le juge du tribunal de New York Juan Merchan.

Ce qui signifie que ce procès historique, pour lequel Donald Trump encourt en principe une peine de prison, pourrait commencer à la mi-avril. La Cour suprême pénale de l'Etat de New York (tribunal de première instance, Ndlr) se réunira en audience préliminaire le 25 mars pour décider d'une nouvelle date, selon la décision du juge Merchan.

Jeudi soir, le parquet de l'Etat de New York pour la juridiction de Manhattan dirigé par le procureur Alvin Bragg s'était déclaré ouvert à un report de 30 jours du procès, après une demande de report de la défense. Cela offre un nouveau répit au candidat des républicains à la présidentielle américaine de novembre, dont les avocats cherchent à retarder au maximum l'ouverture des quatre procès pénaux dans lesquels leur client est poursuivi.

Dans un document judiciaire daté de jeudi, le parquet de Manhattan s'était dit « prêt pour un procès le 25 mars » comme prévu, mais sans « s'opposer à un report jusqu'à 30 jours pour permettre à la défense d'examiner » de nouvelles pièces versées à la procédure.

(Avec AFP)

latribune.fr

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