Les Etats-Unis, champions des gains sur les crypto-actifs en 2023
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DADO RUVIC
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La flambée des cours, en particulier sur le bitcoin ces derniers jours, va-t-elle remplir les comptes en banque de ceux qui s'aventurent dans l'investissement crypto ? Globalement, pour les investisseurs, les gains ont progressé en 2023 avec une plus-value totale de 37,6 milliards de dollars, selon une estimation de la société Chainalysis. C'est quatre fois moins que les gains enregistrés en 2021, lors du printemps des cryptos, en pleine crise Covid (à 159 milliards de dollars). Mais il s'agit d'un retour dans le vert, après une année 2022 catastrophique pour les spéculateurs, marquée par des pertes totales estimées à 127 milliards de dollars, selon la société d'étude spécialisée en crypto.
Sans surprise, au vu de la notoriété des crypto-actifs outre-Atlantique, les investisseurs américains écrasent leurs homologues en matière de gains captés l'an passé, avec un montant estimé à 9,36 milliards de dollars. Aux Etats-Unis, 17% des adultes interrogés en mars 2023 déclaraient en effet avoir un jour investi ou utilisé des cryptomonnaies, d'après les relevés du Pew Research Center.
Loin derrière, les Britanniques arrivent en deuxième position avec des gains en cryptomonnaies estimés à 1,39 milliard de dollars.
Ces gains, sur un marché très volatil, restent aussi encore marginaux au regard de la valeur globale du marché crypto, estimée, en 2023, à 1.700 milliard de dollars, selon CoinGecko.
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En France, parmi
les nouveaux investisseurs, les néophytes sont plus nombreux à se lancer dans lescrypto-actifs (54%), contre 25% des investisseurs traditionnels, selon une étude de l'Autorité des marchés financiers français (AMF) publiée fin 2023. Mais les gains ne sont pas encore au rendez-vous
. L'Hexagone se classe en effet seizième de ce classement annuel des gains (0,72 milliard de dollars) qui se base sur « les mouvements des crypto-actifs dans et hors des services (telles les plateformes d'échanges), lorsqu'ils sont convertis en monnaie fiduciaire.» Ces données sont ensuite recroisées avec « la part du trafic web que chaque pays représente pour le site web de chaque service » de cryptos.