Espagne : en Galice, les combats écologiques préfèrent le circuit court
Diane Cambon
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Manifestation dans les rues de Palas de Rei, le 26 mai.
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Manifestation dans les rues de Palas de Rei, le 26 mai.
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Habituellement, ce sont les pèlerins du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle qui foulent les rues de Palas de Rei, une jolie bourgade de la province de Lugo. Or, ce dernier dimanche du mois de mai, près de 20 000 personnes venues des quatre coins de la Galice ont envahi le centre-ville pour protester contre la construction d'une gigantesque usine de cellulose, qui devrait voir le jour en bordure du parc naturel. Un seul mot d'ordre : « Non à Altri », l'entreprise portugaise de pâte à papier. Sur les pancartes des manifestants, on peut lire également des messages adressés à Bruxelles, tels que « SOS UE, sauve notre rivière Ulla » ou encore « UE courage, dis non à Altri ». « L'Europe est notre dernier espoir. Il ne faut absolument pas que Bruxelles verse un centime pour ce projet », assure d'un ton ferme Ana Miranda, eurodéputée et candidate pour le parti régionaliste Bloc nationaliste galicien (BNG), deuxième force politique en Galice. Et de poursuivre en marchant d'un bon pas : « Sans le financement européen, le projet ne se fera pas. Cette usine va à l'encontre des directives européennes de l'eau et du réseau Natura 2000, qui préserve la faune et la flore. »
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