États-Unis : comment Trump met sous pression la justice américaine
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À la Cour suprême, six membres sur neuf sont du côté républicain et trois ont été nommés par Trump.
REUTERS/Kevin Mohatt
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À la Cour suprême, six membres sur neuf sont du côté républicain et trois ont été nommés par Trump.
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Le dernier rempart contre Donald Trump pourrait-il céder ? Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, le président américain prend soin d'écarter ses opposants. Et la justice n'y échappe pas.
La grâce présidentielle accordée aux assaillants du Capitole peu de temps après l'investiture du républicain a donné le ton. Le président a aussi rapidement avancé ses pions en plaçant Pam Bondi, celle qui l'avait défendu lors de son procès en destitution en 2020, à la tête du département de la Justice et en confiant trois postes stratégiques à ses avocats personnels.
Mais l'étau s'est un peu plus resserré ces dernières semaines alors que Trump multiplie les décrets controversés : droits de douane, dissolution de l'agence d'aide au développement (USAid), expulsion de migrants, suppression du droit du sol... La justice est désormais la dernière digue face à la politique de l'administration Trump.
En effet, le Congrès, représentant le pouvoir législatif, censé contrebalancer l'exécutif, est aux mains des républicains.
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« Jamais un président américain dans l'histoire des États-Unis n'a eu une telle légitimité, l'homme qui a survécu à deux tentatives d'assassinat a les deux chambres du Congrès [le Sénat et la Chambre des représentants], mais il a surtout une majorité qui est servile à son égard », estime de son côté Romuald Sciora, chercheur associé à l'Iris et auteur de L'Amérique éclatée, plongée au cœur d'une nation en déliquescence (Armand Colin).