Les services, l’arme potentielle de l’UE dans la guerre commerciale contre Trump
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Les États-Unis vont désormais imposer des droits de douane de 20 % sur tous les produits européens.
Reuters
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Les États-Unis vont désormais imposer des droits de douane de 20 % sur tous les produits européens.
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Trump taxe et l'Union européenne trinque. Les États-Unis vont désormais imposer des droits de douane de 20 % sur tous les produits européens mais également de 25 % sur les voitures et pièces automobiles. La grande question désormais est de savoir quand et comment l'Europe compte répliquer.
Des taxes sont d'ores et déjà prévues à partir de la mi-avril sur des produits typiquement américains comme le bourbon ou encore les motos. Une première réponse à la salve de tarifs sur l'acier et l'aluminium en mars. Mais la Commission européenne espère toujours pouvoir négocier. « Nous nous préparons maintenant à d'autres contre-mesures, afin de protéger nos intérêts et nos entreprises si les négociations échouent », a déclaré ce jeudi sa présidente, Ursula von der Leyen.
Parmi les options sur la table, celle de taxer les services fait de plus en plus son chemin au sein de l'Union européenne. Jeudi matin, la porte-parole du gouvernement français, Sophie Primas, en a même évoqué la possibilité. « On va attaquer aussi les services. C'est par exemple les services numériques qui aujourd'hui ne sont pas taxés et qui pourraient l'être, les Gafam par exemple », a-t-elle notamment commenté.
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Si les États-Unis ont une balance commerciale déficitaire avec l'UE sur les biens, la réalité est tout autre concernant les services. En 2023, le Vieux Continent a enregistré un déficit de 109 milliards d'euros de services. Pour Eric Dor, directeur des études économiques à l'IESEG School of Management, « taxer les services importés en provenance des États-Unis est le meilleur levier dont dispose l'Union Européenne ».