Etats-Unis : le Congrès vote une rallonge du budget, le shutdown (encore) écarté
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Le Congrès a trouvé un accord qui vise à prolonger jusqu'à mi-janvier le budget.
TOM BRENNER
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Le Congrès a trouvé un accord qui vise à prolonger jusqu'à mi-janvier le budget.
TOM BRENNER
Les Américains vont pouvoir profiter des fêtes de Thanksgiving sans se soucier des conséquences désastreuses d'un shutdown. En effet, après la Chambre américaine des représentants mardi, le Sénat a voté mercredi à une écrasante majorité de 87 voix contre 11, un accord visant à prolonger jusqu'à mi-janvier le budget, qui devait expirer à minuit, dans la nuit de vendredi à samedi.
Deux mois après avoir évité, de peu, de mettre une partie du pays à l'arrêt, la première puissance économique mondiale s'était retrouvé une nouvelle fois proche du précipice. En effet, si rien n'avait été fait pour prolonger le budget d'ici ce weekend, le pays aurait alors ralenti subitement : 1,5 million de fonctionnaires auraient été privés de salaire, le trafic aérien aurait été perturbé, tandis que les parcs nationaux fermeraient leurs portes.
Les dissensions au Congrès - entre républicains majoritaires à la Chambre et démocrates, à la manœuvre au Sénat - sont telles que les élus sont actuellement incapables de voter des budgets d'un an, contrairement à ce que font la plupart des économies du monde. A la place, les Etats-Unis doivent se contenter d'une série de mini-budgets d'un ou deux mois.
A chaque fois que l'un de ces budgets expire, tout est à refaire : des tractations acrimonieuses, commentées abondamment sur les réseaux sociaux, des menaces, puis une série de votes, à la Chambre, au Sénat... Il est certes très courant que des accords de dernière minute soient trouvés sur ces lois de finances.
Mais les dernières négociations autour du budget fédéral américain, fin septembre, avaient plongé le Congrès dans le chaos. Des élus trumpistes, furieux que le président républicain de la Chambre d'alors ait conclu un accord de dernière minute avec le camp démocrate, l'avaient destitué, une situation absolument inédite.
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Cette fois, l'accord mis sur la table propose de prolonger le budget à deux échéances différentes : une partie jusqu'à mi-janvier, l'autre jusqu'à début février. Il a été présenté par le nouveau président de la Chambre, Mike Johnson, inconnu du grand public et doté d'une expérience très limitée au sein de l'état-major républicain.
L'élu de Louisiane est contraint de composer, comme son prédécesseur, avec une poignée d'élus trumpistes. Or, ces derniers sont partisans d'une orthodoxie budgétaire très stricte. A l'opposé, les démocrates, eux, refusent de se voir dicter la politique économique du pays par des lieutenants de l'ancien président.
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».
(Avec AFP)
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